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Face à la confusion notée dans le secteur d’activités des entreprises de technologie financière (Fin Tech), le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour le Sénégal a demandé hier, lors de la 2e réunion trimestrielle avec les directeur généraux des banques et établissement financiers, à ce que chaque acteur joue le rôle qui est le sien et que chacun reste à sa place.

Ahmadou Al Aminou Lô, directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), et les directeurs généraux des banques et établissements financiers ont largement échangé hier sur l’évolution de la monnaie électronique au Sénégal, surtout sur les partenariats que les banques nouent avec les partenaires techniques pour offrir des produits de monnaie électronique. En effet, explique M. Lô, la Bceao tient à ce que chacun joue le rôle qui est le sien. Il précise qu’à «l’exemption des banques et des établissements financiers de paiement habilités par la loi portant réglementation bancaire, aucune structure ou établissement ne peut exercer des activités d’émission de monnaie électronique, sans avoir été dûment agréé ou autorisé préalablement par la Banque centrale. Cependant, les banques et les établissements financiers de paiement sont tenus d’informer la Bceao, deux mois au moins avant le démarrage de leurs activités d’émission de monnaie électronique ou la commercialisation auprès du grand public de tout nouveau service lié à la monnaie électronique». «Les partenaires techniques doivent rester des partenaires techniques. Il faut que chacun reste à sa place», martèle M. Lô. Avant d’appeler à la vigilance car, dénonce le banquier, «beaucoup de consommateurs sont induits en erreur par des gens qui ne mettent pas en avant qu’ils sont sponsorisés par des banques. Nous avons quelques confusions avec quelques opérateurs que nous rappelons à l’ordre à chaque fois. Nous avons à nouveau appelé les banques à leur responsabilité pour ce qui les concerne dans leurs relations avec les partenaires».

2 470 milliards enregistrés en décembre 2018
S’agissant des deux établissements d’émission de monnaie électronique, notamment Tigo cash et Orange finances mobiles Sénégal (Ofms), M. Lô attend d’eux le respect de la réglementation supervisée par la commission bancaire et la Bceao. «Nous tenons à ce que toutes les dispositions réglementaires soient respectées», soutient-il. Il note malgré tout une évolution positive des Fin Tech au Sénégal. A preuve, indique-t-il, «les transactions financières à partir du mobile banking ont enregistré à fin décembre 2018 un volume total de 294,90 millions d’opérations évaluées à 2 470 milliards de francs Cfa pour Ofms et Tigo cash. Concernant les autres acteurs, ils totalisent un volume de 3,98 millions d’opérations pour un montant de 250 milliards de francs Cfa».
Les services les plus utilisés par la clientèle, selon la Bceao, sont les rechargements cash pour 1 070 milliards de francs Cfa. Le volume des retraits est estimé à 734 milliards, celui des transferts de personne à personne, 412 milliards. Quant aux paiements de facture, achats de crédit téléphonique et paiement marchand, leur volume est respectivement évalué à 105 milliards, 92 milliards et 84 milliards de francs Cfa.
dialigue@lequotidien.sn

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