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La gestion d’un pays n’est pas une affaire de cœur, de famille, d’amis et d’ethnie, etc. Elle est un exercice qui exige rigueur, grandeur et fermeté. Face aux urgences et aux priorités, il faut vraiment la main de Dieu pour réussir. Surtout comme le Sénégal où les raccourcis sont nombreux, la facilité une règle et la critique une culture répandue. Gérer les hommes est une fonction délicate.
Monsieur le président de la République, on vous a compris sur le déroulement du septennat, alors une note acception et une appréciation : “Peut mieux faire.“ L’équipe gouvernementale sortante n‘a pas apparemment réussi ce dont tout le Peuple attendait d’elle. Les doutes et les tâtonnements ont dominé les actes. Certes, le Peuple est exigeant mais aussi il faut le reconnaître ces hommes et femmes de confiance n’ont pas pu être à la hauteur. L’héritage était lourd mais ce n’est pas une excuse si l’on sait combien les avantages avaient suivi pour le bon fonctionnement du système. Vu la configuration, il fallait “partager le gâteau“ avec les alliés puisqu’on a gagné ensemble quels que soient le prix et les conséquences (conflit au sein des partis sur qui proposer dans le quota).Cela a été dur politiquement aussi par la haine et le mépris que certains leaders vouent au chef de l ‘Etat. Des opposants qui ignorent leur foi me dira-t-on jusqu’à oublier que le Pouvoir est un transfert divin. Ils oublient que Dieu ne donne pas petit mais donne au petit.
Socialement, la demande a été forte d’où la création de programmes et projets d’urgence, d’accélération de cadence pour satisfaire les besoins des populations assoiffées d’avenir. Insuffisant diront-ils. Mais ils oublient que les priorités étaient partout.
Monsieur le Président, on vous a compris sur les ambitions affichées et les intentions.
Aujourd’hui, Monsieur le Président, on veut vous comprendre aussi sur le quinquennat.
Achever les chantiers, moderniser l’Administration en la rendant plus efficace et plus efficiente, satisfaire les besoins élémentaires des populations en complément, assurer la sécurité des Sénégalais et de leurs biens face à la recrudescence des actes terroristes, rendre plus luisante l’image du pays, bien gérer les ressources pétrolières et gazières, restaurer les valeurs par un changement de comportements citoyens, etc.,et autant de chantiers matériels et immatériels qui sous-tendent le concept : fast track…
Monsieur le Président, on vous comprend sur la pression de l’heure.
Il y a des opposants à maîtriser pour ne pas salir par leur communication venimeuse les acquis à côté des politiques ayant fait de la science une profession. Il y a la coalition Benno bokk yaakaar, cette patate chaude entre vos mains qui perd sa légitimité petit à petit malgré sa longue durée. Il y a les fidèles compagnons de la première heure, ces oubliés de l‘Apr qui râlent et réclament une reconnaissance pour tous les efforts et sacrifices consentis pendant la période des vaches maigres face à des transhumants nouveaux et anciens à caser. Il y a des hommes politiques à recycler, une nouvelle équipe gouvernementale à encadrer et  à gérer pour la réalisation des  objectifs, etc. La pression est forte.
Ou parallèlement, les humeurs montent dans les foyers religieux exigeants sur des privilèges. Plus visible, la grogne des travailleurs pour une revalorisation de leur condition sociale face aux lenteurs administratives accrues. Et le comble des combles, l’échec de l’éducation, source de l‘effritement des valeurs cause de ces perversions (vol, viol, inceste, agression…). L’Etat doute et bute sur les pesanteurs sociales jusqu’à faillir sur certaines missions, râle-t-on.
Monsieur le Président, on vous comprendra mieux sur les sanctions positives mais surtout négatives contre les faux gestionnaires des fonds publics récemment apparus. Le chantier est énorme, les attentes nombreuses, les priorités pressantes Excellence Monsieur le Président. Certains se plaignent du recyclage de cette race de politiciens et du manque d’emploi pour la jeunesse, toute la jeunesse.
Vous êtes sur la bonne voie,  une voie pour un Sénégal émergent car vous êtes conscient qu’après le pouvoir, il y a une vie… On vous comprend.

Ousmane Guèye DONDOU. 
barybousso8@gmail.com. 

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