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La mer a encore fait des dégâts dans la Langue de Barbarie. Des vagues de plus de 4 mètres se sont abattues sur la côte, causant l’effondrement d’une dizaine de maisons. Trois des occupants de l’une d’elles, blessés, ont été évacués à l’hôpital régional.

Les populations de la Langue de Barbarie, principalement de Guet-Ndar et Ndar-Toute, ont vécu dans la nuit de dimanche à lundi une situation apocalyptique. Des vagues de plus de quatre mètres de haut ont perturbé leur sommeil toute la nuit. Ces vagues, qui ont frappé sur tout le long de la côte, ont causé de nombreux dégâts.
A Guet-Ndar, ce sont plusieurs maisons qui ont été envahies par les eaux, obligeant les occupants à sortir pour se réfugier ailleurs, soit chez des amis soit chez des parents. L’eau a également envahi les salles de classe de l’école Abdoulaye Mbengue Khaly et le cimetière où certaines tombes ont été emportées.
A Ndar-Toute, c’est une maison qui s’est effondrée sur ses occupants dont trois d’entre eux blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Saint-Louis. Il s’agit d’un vieillard de 75 ans et de deux de ses petites-filles âgées de 15 et 11 ans. Finalement, c’est l’une des filles seulement qui restera internée à la réanimation, les deux autres blessés ayant été libérés après plusieurs heures passées au service des urgences.
A Goxxu Mbacc, aucun dégât n’a été noté grâce à la digue de protection en construction qui a atténué la force des vagues. Gandiol, situé à plus de 20 kilomètres du centre-ville, n’a pas été épargné, car là-bas aussi des maisons ont été détruites par la houle.
Le maire de la ville, Mansour Faye, s’est déplacé sur les lieux pour rencontrer les populations avant de se rendre à l’hôpital au chevet des blessés. Au terme de cette visite, l’édile de la ville a fait savoir que le gouvernement est en train de dérouler les différents programmes mis en place pour protéger la Langue de Barbarie de l’érosion maritime. Il a dit en ce sens que la deuxième phase de la convention liant le Sénégal à la France a été signée et que les travaux démarreront normalement au courant du premier semestre de l’année 2019 avec un financement de l’Agence française de développement (Afd). La pose de la première pierre devrait même intervenir dès mars.
Par ailleurs, M. Faye a révélé que le programme Waka, financé par la Banque mondiale, se poursuivra et devrait permettre le relogement de plusieurs centaines de familles sinistrées de l’avancée de la mer dans des unités mobiles, en attendant la construction d’habitations en dur.
Avec la mise en œuvre en vue de ces projets, le premier magistrat de la ville de Saint-Louis a invité tous les acteurs à s’impliquer dans la sensibilisation des populations. Il est en effet prévu, d’après ses explications, un déguerpissent de tous ceux qui habitent sur l’emprise du projet sur une distance de 20 mètres entre les habitations et la côte.
cndiongue@lequotidien.sn

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