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Après le passage de Marcus Miller la veille et Shahin Novrasli qui l’a précédé sur scène, le pianiste jamaïcain, Monty Alexander, et son groupe ont été exceptionnels. Les festivaliers sont de plain-pied dans l’ambiance de jazz

Il n’est pas né de la dernière pluie. Et cela, Monty Alexander l’a bien montré sur la scène de Saint-Louis. Pour sa première apparition au Festival de jazz de Saint-Louis, le pianiste jamaïcain a fait les choses en grand. Dans un jazz swing où le piano est largement mis en exergue, il a emporté le public dès son entame. Décidé à satisfaire ses nombreux fans qui ont fait le déplacement, il invite implicitement le public à voyager avec lui avec des sonorités purement reggae, mais empreintes aussi de jazz. Monty Alexander vogue harmonieusement à travers ces horizons musicaux qu’il maîtrise parfaitement bien.
Le public, silencieux par moments, savoure les notes langoureuses de jazz et réagi à chaque fin de morceau par des applaudissements nourris. Très expérimenté, Monty Alexander fait parfois des changements spontanés de rythmes. A 73 ans, il se remémore encore ses souvenirs d’enfance et les partage avec son public dans un morceau inédit, écrit depuis sa tendre enfance et dans lequel il raconte ses angoisses et ses inquiétudes lorsque son pays fut traversé par un puissant ouragan alors qu’il n’avait que sept ans. Avant lui, le public a pu découvrir le pianiste et compositeur azerbaïdjanais, Shahin Novrasli, qui certes n’a pas étalé le même talent, mais a lui aussi séduit par l’originalité de sa musique. Il a servi du jazz pur, mais teinté fortement de notes orientales. Un mélange qui a séduit les amateurs de jazz qui ne se sont pas ennuyés lors de cette soirée riche et colorée.
Monty Alexander, monument du jazz, termine en parfaite communion avec le public, composé essentiellement d’étrangers, sa prestation. Le natif de Kingston fait, lui aussi, sans doute partie des musiciens qui ont marqué cette 25ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis.

Flash… Flash… Flash…

Alune Wade attendu sur scène
Ce week-end, plusieurs plateaux sont annoncés. Le public de Saint-Louis jazz va voyager très loin pour découvrir la musique colombienne avec la montée sur scène de Nancy Murillo pour un autre style musical. Avant, c’est le Sénégalais Alune Wade qui sera l’attraction. L’ancien bassiste de Ismaïla Lô, qui a aussi joué avec Youssou Ndour et d’autres pontes de la musique, fera son baptême du feu sur la scène de la Place Faidherbe.

cndiongue@lequotidien.sn

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