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El hadj Malick Gackou, coordonnateur de la coalition Manko Taxawou Sénégal.

Il espérait une annulation pure et simple de la dette des pays africains, notamment celle du Sénégal, mais Malick Gackou s’est dit déçu après le moratoire proposé par le Club de Paris et le G20.

Le président du Grand parti avait salué «à sa juste valeur», la proposition d’annulation de la dette des pays africains portée par Macky Sall. Mais aujourd’hui, c’est un sentiment de désillusion qui anime Malick Gackou. La cause, la France aussi qui voulait une annulation de la dette des pays africains a finalement obtenu un moratoire du Club de Paris (les pays prêteurs) et du G20. Dans un communiqué, M. Gackou a exprimé «sa profonde déception après le refus catégorique du G20 d’accepter le principe de l’annulation de la dette des pays africains». Pour le président du Grand parti, «cette posture anhistorique jette un discrédit sur toute perspective de remise en cause des fondamentaux de l’ordre économique mondial déjà établi malgré les conséquences néfastes que la récession post Covid19 engendrera dans les économies fragiles de nos Etats».
Pour Malick Gackou, le moratoire préconisé, même s’il constitue une avancée, ne fera que différer la désagrégation des économies africaines. Et cela ne peut être acceptable, dit-il, que s’il contribue à faire amorcer la réflexion sur l’annulation de la dette pour une véritable relance des économies des pays pauvres. Aussi, il appelle les chefs d’Etat africains à préparer d’ores et déjà un contre-plan de sortie de crise à soumettre au G20. Un contre-plan, qui servira à assurer la défense des intérêts supérieurs du continent et des perspectives de son développement dans le contexte trouble de la globalisation en déconstruction, selon lui. «La nouvelle prise de conscience  africaine sur le devenir de notre continent doit faire accélérer le processus de transformation de la place de nos Etats thuriféraires d’un système mondial en porte-à-faux avec toute perspective de développement», ajoute le leader du Gp. Car il est convaincu qu’il est «manifestement clair que les grandes puissances économiques ne souhaitent pas donner une nouvelle chance de nouveau départ  pour l’Afrique. In fine, l’Afrique doit se réveiller et une réaction urgente s’impose sous la conduite et l’impulsion du Sénégal».

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