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Dans le district sanitaire de Fatick qui polarise 36 postes, beaucoup d’efforts restent encore à faire, notamment en ce qui concerne l’accès aux soins médicaux en faveur des nouveau-nés. La preuve, rien que pour 2019, ce sont 56 cas de décès de nouveau-nés qui y ont été enregistrés. La révélation est de l’adjoint du médecin-chef dudit district sanitaire, Dr Abdoulaye Touré, qui s’exprimait samedi dernier lors de l’inauguration de la maternité du poste de santé de Mbettite, commune de Diarrère. A en croire la blouse blanche, cette situation est due dans la plupart des cas à un retard dans la prise en charge des nouveau-nés, surtout dans les zones reculées. Aussi a-t-il considéré que la dotation des structures sanitaires en maternité et ambulances participerait à considérablement réduire la mortalité néonatale dans la zone. De plus, Dr Touré, sans donner de chiffres, a fait savoir qu’il y a encore des femmes qui meurent en voulant donner la vie, surtout dans les zones enclavées où elles préfèrent accoucher à domicile que de se rendre dans une structure sanitaire. Cette mortalité maternelle, selon toujours Dr Touré, concerne essentiellement la commune de Diaoulé où il y a un réel déficit en postes de santé. Cause pour laquelle il a plaidé en faveur de l’érection des cases de santé de Diatmouri et Sabar en postes pour régler en très grande partie cette problématique des accouchements à domicile.
Pour les femmes de Mbettite, leurs soucis ont été complétement dissipés avec la construction d’une maternité d’un coût de quelque 40 millions de F Cfa. Cette infrastructure dont s’est beaucoup félicité le maire Thérèse Faye Diouf a été entièrement financée par un mécène du nom de Jean Louis Lanier. Elle comporte une salle de travail, une salle d’accouchement, une salle de suite de couche, une salle d’observation, une salle de garde, un bureau pour la sage-femme, une pharmacie et un logement pour la sage-femme.

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