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Finalement, seuls deux morts ont été enregistrés dans les affrontements entre le Pur et des jeunes de Bby à Tamba et non trois. 24 membres de la sécurité de Issa Sall sont à la disposition des enquêteurs et des journalistes auditionnés pour déterminer les circonstances de la mort de Ibrahima Diop et Cheikh Touré. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Tamba, Demba Traoré, qui a fait face à la presse hier, a indiqué que ce drame ne saurait rester impuni.

Hier aux environs de 10h passées, une bagarre opposant les militants de Benno bokk yaakaar à la garde rapprochée du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) s’est soldée par la mort d’un individu. La victime était un militant de Bby, identifié sous le nom de Ibrahima Diop, âgé d’environ 30 ans, né à Tambacounda, fils de Issa et de Mariama Togo Guindo. Il était marié et tailleur de son état. Les premiers renseignements laissaient entendre que l’incident serait né d’une tentative de sabotage des affiches de Benno bokk yaakaar par les éléments du Pur. Dans la riposte, des échauffourées ont éclaté et occasionné la mort de Ibrahima Diop, mortellement atteint. Dans la même circonstance, il était dénombré des victimes de chaque côté. Aussitôt informé, instructions avaient été données au commissariat de la ville d’ouvrir une enquête et d’obstruer les artères de la ville. Le mis en cause serait identifié comme un des membres de la garde rapprochée du candidat du Pur. Il profiterait de l’agitation et de la confusion pour opérer le forfait et se retirer pour rejoindre le reste du groupe.

«De tels actes ne peuvent demeurer impunis»
Le convoi profitera du tumulte né de la révolte des jeunes conducteurs de motos Jakarta pour sortir de l’autre côté de la ville et essayer de rallier Goudiry, en se soustrayant des barrages établis. Prenant la route de Bakel, un des véhicules du cortège de marque Suzuki a encore mortellement heurté un autre individu. Cette fois-ci, il s’agit de Cheikh Touré, conducteur de moto Jakarta, âgé de 26 ans, marié et père d’un enfant. En réaction à ce drame, les conducteurs de motos Jakarta ont suivi le cortège et, de façon incompressible, incendié le bus qui transportait la presse. Par la même occasion, trois autres véhicules du Pur ont été incendiés. En ces douloureuses circonstances, par ma voix, je présente les condoléances du Parquet. Il faut condamner fermement les attaques subies par les journalistes dont le seul tort est de participer à l’édition d’un processus électoral transparent. Et c’est pourquoi de tels actes ne peuvent demeurer impunis. En tout état de cause, la procédure suit son cours et les responsabilités seront situées.

«24 éléments de Issa Sall interpellés, 26 journalistes
auditionnés»
Les premiers éléments fournis par l’enquête confortent la thèse avancée par les renseignements jusque-là obtenus. Le certificat de genre de mort établi par le médecin requis fait état de 4 plaies corporelles, provoquées par arme blanche. Donc, la mort de Ibrahima Diop serait consécutive à une hémorragie interne suite à une plaie pénétrante à l’intérieur du thorax. Toujours sous la direction du commandant de la légion Est de la gendarmerie, la compagnie de Bakel a intercepté le convoi et procédé à des fouilles corporelles des membres de la garde rapprochée du candidat du Pur. Un pistolet factice et des armes blanches, composées de machettes, et un nombre important de poignards, pompes à gaz etc. ont été saisis. Ainsi, 24 personnes de la garde de Issa Sall ont été interpellées et conduites à Tambacounda pour les besoins de l’enquête. Elles seront mises à la disposition du commissariat urbain. Relative­ment à la disparition de l’autre jeune, Cheikh Touré, le véhicule de marque Suzuki, suspecté, portait des traces et indices qui font croire qu’il serait incriminé. C’est pour cela que le chauffeur et les passagers à bord ont été conduits à Tambacounda. A l’heure actuelle, l’audition des journalistes est presque bouclée. 26 d’entre eux ont été auditionnés et toutes les pistes de nature à participer à la manifestation de la vérité seront explorées et les présumés coupables seront punis. C’est l’occasion d’appeler les militants, de quelque bord qu’ils puissent se situer, à savoir raison garder. Les responsables aussi doivent appeler leurs militants à la paix et au calme. En tout état de cause, force restera à la loi.
afall@lequotidien.sn 

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