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Sur le Lido de Venise se tient depuis mercredi 2 septembre la «Mostra», premier grand rendez-vous cinéphile depuis le début du Covid-19. Dix-huit films se disputent le prestigieux Lion d’or. Mais parmi les films hors compétition, on trouve «La nuit des rois» de l’Ivoirien Philippe Lacôte.

Producteur et ciné­aste, Philippe Lacôte a signé en six ans deux longs métrages centrés sur son thème de prédilection : le pouvoir et ses excès. Son nouveau film, La nuit des rois, se déroule dans une immense prison située au milieu de la forêt, la Maca. La Maca a un chef : Barbe noire. Il a droit de vie et de mort sur les autres détenus, mais il est vieux et malade. Et voilà qu’une bande de jeunes rebelles décide de le neutraliser. On pense beaucoup, bien sûr, à l’histoire politique récente de la Côte d’Ivoire «parce qu’il y a une lutte de pouvoir, précise Philippe Lacôte. Il y a un chef vieillissant, il y a beaucoup de prétendants qui m’intéressaient. C’est pour ça que cela s’appelle «La nuit des rois», en référence aussi à Shakespeare. Il s’agissait de montrer dans un huis clos toutes les intrigues qui pouvaient se mettre en place pour accéder au pouvoir».
Accéder au pouvoir, c’est aussi ce que va faire le jeune héros du film en devenant le conteur officiel de la prison. Dans La nuit des rois, la parole a des vertus magiques. Construit comme un thriller, le film balance entre réalisme brut et effets spéciaux spectaculaires pour nous plonger dans ce monde inquiétant qui semble toujours au bord de l’implosion et du chaos.

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