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C’est avec un immense choc que j’ai appris, depuis Abidjan où je me trouve, le décès de Mouhamadou Mbodj, un de mes meilleurs «grands». Un homme comme j’en ai rarement vu au cours de ma modeste carrière. Intellectuel de très haut vol, il frappait les esprits d’abord par sa modestie. A la Mecque où j’ai pu le côtoyer, il m’avait impressionné par sa connaissance approfondie du Coran et sa piété, servant de guide à beaucoup de pèlerins. Comme preuve de sa profonde foi en Allah, il avait d’ailleurs choisi de faire son Hadj avec la formule la plus contraignante.
Frappé par la puissance de son raisonnement, il m’avait entretenu d’une passion commune, l’histoire du trotskisme qu’il maîtrisait sur le bout des doigts, avec une profonde connaissance de ses principaux animateurs et théoriciens comme Alain Krivine ou son ami Daniel Bensaïd. J’avais été stupéfait d’apprendre de sa bouche qu’il avait été un compagnon de lutte du Président brésilien Lula.
Dans la plus grande discrétion, il avait été au cœur de luttes capitales pour le devenir de notre pays qui perd aujourd’hui l’un de ses plus brillants sujets. Incroyable clin d’œil du destin, Mouhamadou Mbodj, patriote ardent et intransigeant sur les principes,  nous quitte à l’âge de 63 ans comme… son homonyme le prophète Mouha­med, après avoir préparé sereinement sa dernière épreuve sur terre.
J’adresse mes condoléances les plus attristées à sa famille et à ses proches. Qu’Allah le Tout-puissant l’accueille à firdaws !
Barka BA
Directeur de l’information de la Tfm

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