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Après sa réconciliation avec Barthélemy Dias par l’entremise de Ousmane Sonko, beaucoup voyaient déjà l’ex-directeur général de Dakar dem dikk dans l’opposition. Mais Me Moussa Diop a déclaré hier, au «Grand jury» de la Rfm, qu’il reste dans la mouvance présidentielle. «Je suis dans le camp B, le camp de ceux qui disent la vérité. Dans une coalition, il faut qu’il y ait la démocratie interne. Dans le grand camp, il y a des gens qui disent que tout est là, qui disent oui à tout ce que dit le Président. Et dans le camp B, il y a des gens qui peuvent dire nous ne sommes pas d’accord ou nous sommes d’accord», a soutenu le président du parti Alternance générationnelle (Ag/Jotna). «La mouvance présidentielle n’appartient à personne. J’en fais partie avant qu’elle ne soit née, depuis Macky2012. Ce serait trop facile de laisser tout ceci au Président Macky Sall. Sans nous, il ne serait pas Président», a-t-il ajouté.
S’il se réclame toujours de la mouvance présidentielle, Me Moussa Diop n’exclut pas tout de même de participer à la large coalition de l’opposition qui se dessine autour de Ousmane Sonko, Khalifa Ababacar Sall et Cie. «Je serai avec tous ceux qui s’opposeraient au troisième mandat. On ne peut pas me faire changer d’avis. Je serai avec toutes les entités, les patriotes de ce pays, ceux qui aiment ce pays pour restaurer la République et empêcher un troisième mandat du Président Macky Sall», a-t-il indiqué. D’ailleurs, il révèle que dans l’entourage du Président Sall, il y en a qui comptent s’opposer à un éventuel 3ème mandat. «Il y a des gens qui, officiellement, pour des privilèges et pour garder leurs strapontins, ne vont jamais se manifester avant 2023. D’ici 2023, Macky Sall sera esseulé. Il y aura de la résistance même dans l’Apr. Ils sont dedans, ils sont dehors», a-t-il insisté. En outre, l’ex-Dg de Ddd trouve «malsain» le limogeage de Aminata Touré et son remplacement au Conseil économique, social et environnemental (Cese) par le leader de Rewmi. «Lorsque le président de la République se faisait lyncher médiatiquement par Idrissa Seck qui le trouvait incompétent, dont la parole n’avait aucune valeur, qui sortait en premier lieu pour faire face à Idrissa Seck ? C’était Mimi Touré. Vous aurez mis même un singe là-bas, ça ne me générait pas parce que c’est vous qui nommez aux emplois civiles et militaires. Mais politiquement, quand vous enlevez la personne qui vous défend pour la remplacer par son ennemi – je ne dis pas son adversaire – cela pose problème», proteste-t-il.

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