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Le réalisateur Moussa Touré, n’est plus un personnage à présenter. Il est le plus prolixe de tous les cinéastes du Sénégal. Après La pirogue réalisée en 2012 (Etalon de Bronze au Fespaco) et qui relate un drame sous forme de huis clos à ciel ouvert sur l’immigration africaine par voie maritime, il a été sélectionné et a participé aux Journées cinématographiques de Carthage, avec sa dernière œuvre Bois d’Ebène. Ce film, également pressenti pour la sélection du prochain Fespaco (Février-mars 2017), donne à suivre le parcours de deux jeunes esclaves, de leur village africain aux îles d’outre-Atlantique. Nous avons rencontré le réalisateur pour évoquer avec lui ce docu-fiction produit par Les films d’Ici et qui fait encore parler de lui dans les grands rendez-vous du cinéma africain.

D’où est partie l’idée de votre dernier film Bois d’ébène ?
Il y a une très grosse production, Les Films d’ici qui cherchait un réalisateur pour un film. Ils sont allés voir mon agent qui m’a mis en contact avec eux. J’ai alors rencontré la production et ils m’ont dit qu’ils voulaient faire un film sur l’esclavage. Il voulait faire une histoire réelle sur l’esclavage. Jacques Dubuisson qui est assez connu (Ndlr, scénariste, dialoguiste, réalisateur) m’a fait lire le projet…. C’était un docu-fiction. En lisant le projet, je voyais le documentaire et pas la fiction. J’ai dû rencontrer l’auteur, on a parlé de la fiction. On ne s’est pas mis d’accord et je suis parti. On a attendu encore longtemps. La production a insisté pour me revoir. Ils ont insisté parce que parmi les producteurs, il y a quelqu’un qui avait vu La pirogue (Ndlr, son film qui a reçu l’Etalon au Fespaco). Il a dit c’est ce mec qui peut faire ce film. Ils m’ont rappelé et avec les discussions, l’auteur a retravaillé sur les fictions et c’est en ce moment que j’ai accepté de faire le film. J’ai donc réalisé ce film pour la commémoration de l’esclavage, le 10 mai. C’est aussi une commande France 2. C’était un film événementiel pour cette chaîne. Voilà en gros comment m’est venu ce projet.

Comme pour votre film La Pirogue, vous travaillez encore sur la mer et la thématique de l’émigration. Car entre l’esclavage et l’émigration, il y a toujours cette idée de départ vers l’inconnu. Qu’est ce qui fait qu’on retrouve toujours cette thématique chez vous ?
Le 1er film que j’ai fait s’appelle Baram, c’est réalisé sur la mer. Beaucoup de gens ne connaissent pas ce film. C’est un peu mon histoire. C’est mon grand père qui m’apprend à pêcher traditionnellement en pirogue. Et puis j’ai une aisance avec cette thématique parce que je suis un homme de la mer. Du côté de ma mère nous sommes de Ouakam. Je suis un cousin à Mansour (Ndlr, il fait allusion au réalisateur Mansour Sora Wade). Mon arrière-grand-mère, c’est une Mbenguène qui vient de Yoff. Mes parents sont toujours à Ouakam. Je suis un gars de la mer, toute mon enfance je l’ai passée à la mer. Outre mon film La pirogue, dans Toubab bi (Ndlr, son premier long métrage réalisé en 1991 et primé de nombreuses fois), tout le départ c’est sur la mer. Je ne peux pas me détacher de cela. Je suis né à Dakar, et quand on est né dans une presqu’île où la mer est toujours présente on est marqué par cela. En même temps il y a l’horizon. Nous sommes des gens d’horizon. Peut être que c’est ce qui me lie, dans mes films, avec la mer et me lie aussi avec le voyage. Parce que pour moi, quand on est dakarois, on est lié par le voyage. On a toujours en tête l’idée de voyage parce que quand tu sors de chez toi, tu vois des bateaux, des pirogues qui s’en vont. Probablement c’est cela. Et le fait de prendre des bateaux et partir. La liaison aussi par rapport à ces deux films c’est l’esclavage. Quelqu’un me disait tout à l’heure que dans mon film La pirogue, on part parce qu’on le veut. Je dis non. C’est l’esclavage pur et dur. On part parce qu’on n’a pas d’horizon. C’est même pire. Et effectivement dans Bois d’ébène, à un certain moment on leur dit «si vous allez là-bas vous allez être bien». Eh bien, c’est pour cela ! C’est ce qui même, amène les gens à ne pas se révolter beaucoup… C’est la même chose que dans La pirogue. Les gens pensent que quand ils iront en Europe, ils vont avoir un horizon, ils vont avoir un avenir.

Bois d’Ebène est un film silencieux, une œuvre poétique, une histoire documentée… Mais comment faites-vous pour réussir vos films ?  
Je vais vous dire une chose qu’un cinéaste Samba Félix Ndiaye (Ndlr, il est décédé) m’a dit un jour. Quand il a vu mon 1er film Toubab bi, on revenait de Namur et en avion il m’a dit : «Moussa, tu sais pourquoi ton film est bien ? C’est parce qu’il te ressemble». C’est la 1ere personne qui m’a parlé, parce que j’étais tout nouveau. Il m’a dit pourquoi mon film me ressemble et il me répète : «si ton film est bien, c’est parce qu’il te ressemble». Je l’ai retenu. Ef­fectivement j’ai commencé à regarder mes films pour pouvoir me rendre compte qui je suis. Je suis un observateur, j’aime le silence, je suis un solitaire. C’est même une échappatoire… Et dans la vie, dans la vraie vie, je suis tout seul et je regarde. Je suis un observateur et c’est de cette manière que j’ai appris à faire du cinéma. Et puis, il y a mon éducation, celle des gens de ma génération, on faisait le silence, on nous apprenait à regarder… Pour moi d’ailleurs, le cinéma c’est avant tout le silence, l’expression. On n’a pas besoin de piailler pour dire quelque chose. Le cinéma c’est l’image et du son. Le son, non pas parce que c’est la parole. Mais le son parce que c’est l’image et du son. Dans mes films on entend en général les sons, qui sont ceux qui nous entourent. On voit les images, et les images c’est en fait le regard, c’est l’expression, c’est le silence…

J’ai commencé à regarder mes films pour pouvoir me rendre compte qui je suis

Vous semblez également beaucoup miser sur le casting pour réussir vos films. Puisqu’on découvre avec vous des acteurs sénégalais mais qui sont vraiment puissants à l’écran. C’est un choix et un pari ?
J’ai vécu ma vie avec des acteurs. Quand j’étais «électro», mon boulot était de faire la lumière, de la surveiller sur le visage. J’ai appris à regarder un acteur. Mes castings, ce n’est pas trop diable. Je regarde les gens et je les récupère. Comme je filme le silence, je n’ai pas besoin dans le casting, d’entendre jouer. Je regarde simplement l’acteur et je sais s’il me convient. C’est de cette manière que je choisis en général mes acteurs. J’ai appris cinématographiquement qu’un film quoiqu’il arrive, c’est les acteurs. Donc c’est le point le plus culminant. Je travaille avec des acteurs pendant des mois. Pour mon dernier film Bois d’Ebène, je n’ai tourné qu’en début juin, mais j’ai travaillé pendant 8 semaines voire 9 semaines avec ces acteurs. Parce que je suis aussi un acteur. On ne peut pas être cinéaste sans être un acteur… Dans ce film il y a beaucoup de Blancs qui sont autour et il y a deux Africains qui sont là. Il fallait que la lumière aille sur eux. Miser sur des Sénégalais, c’était pour que la lumière soit directionnelle sur ces deux personnes…

Le jeune (Ndlr, Khadim Sène) que vous avez utilisé comme personnage principal du film, comment vous l’avez déniché ?
Je rentrais au Centre culturel Blaise Senghor et il passait, je lui ai dit «pardon jeune homme, tu peux t’arrêter ?» Il me dit : «oui», je le regarde et puis je lui dis : «je crois que mon prochain film c’est toi qui va le faire». Effectivement il m’a dit qu’il était acteur, qu’il a joué au théâtre. Je lui ai dit écoute : «ça ne m’intéresse pas de savoir ce que tu as fait avant. Ce qui m’intéresse c’est ce que j’ai vu en toi». C’est comme cela que je l’ai rencontré et puis après le travail s’est fait. Il a un peu flippé quand il m’a vu, mais petit à petit ça s’est réglé.

«Pour mon prochain film je vais encore rassembler du grand monde comme j’avais fait avec Tgv»

Dans Bois d’Ebène, on découvre au cinéma la danseuse Germaine Acogny et le comédien Saanex…Pour­quoi ces choix ?
Germaine Acogny, je l’avais toujours eu dans  ma tête. Elle a eu exactement le rôle que j’avais en tête pour elle. Saanex je savais qu’il faisait du théâtre, mais qu’on ne l’avait jamais utilisé comme il fallait l’utiliser. C’était un bout d’utilisation que je voulais faire avec lui et cela c’est bien passé. Avant qu’on ne collabore, je lui ai dit, «Tu sais c’est moi qui commande ici. Tu fais exactement ce dont j’ai envie». Il m’a dit  je vais faire exactement» et il a fait exactement. Je lui dis : fais ça et ça. Et, il le fait… ça a été une belle expérience.

Dans ce film, les acteurs parlent différentes langues. Tantôt le wolof, tantôt une autre langue de la Guinée. Pourquoi ce choix ?
J’avais voulu dans cette multitude de langues, montrer les gens qui sont vendus sur les différentes aires géographiques en Afrique. Parler wolof, peulh…J’avais voulu faire résonner dans ce film une palette de langues. C’était juste un petit flash sur toutes les langues des gens qui sont vendus. Je ne suis pas allé plus loin. Je pouvais aller jusqu’au Benin, Togo…, mais je me suis arrêté juste ici, en faisant le peulh, le wolof, le bedik…. C’est fait exprès pour que celui qui parle wolof, celui qui parle peulh s’en rende compte. Ça peut être déroutant mais ça peut être aussi instructif parce que le peulh qui s’en rend compte en suivant le film au cinéma, va réagir. C’est la réaction que j’avais voulue.

Bois d’ébène relate une histoire vraie, dites-vous. Mais cette histoire est relatée avec une écriture de télévision. Est-ce que ça reste aussi un film de cinéma pour vous ?
Je crois que la force de ce film se trouve là : il est cinématographique. Pour moi, c’est du cinéma pur et dur. C’est un film que j’ai longtemps préparé. Quand vous allez dans la pureté des choses, tout le monde peut le gober. Les gens qui m’avaient produit m’ont laissé champ libre, mais quand j’ai fait le film et qu’ils sont arrivés, ils ont eu peur, que la télévision dise : «il nous a amené un film…» Mais non ! A la télévision ils ont dit c’est magnifique. Cela faisait 5 ans qu’ils préparaient ce film. Ils étaient fiers de voir ce que j’ai fait. Les gens qui travaillaient avec moi, quand ils ont vu ça en grand écran, ils m’ont dit «on arrête, ce film c’est un film de cinéma pas un film télé». C’est pour cela qu’il est resté à 90 minutes. C’était voué à la télévision. Mais moi, quand tu me donnes quelque chose à faire, tu sens toujours dedans ma touche cinématographique. Quoi qu’il arrive j’amène ma cinématographie dedans. Et moi je suis satisfait de la cinématographie que j’ai mise dans ce film.

Cette cinématographie, c’est finalement la fiction que vous avez construit vous-même ?
Entre les deux. Vous savez même dans mes documentaires, tout seul avec ma petite caméra, je suis dans la fiction. Je raconte des histoires. C’est la manière qui compte avec finesse que je mets… Il y a beaucoup de finesse dans ce film. La finesse des choses, de mélanger et le documentaire et la fiction. Il y a des graphismes. Ce sont des tableaux qui arrivent comme cela… J’ai essayé de raconter l’histoire avec beaucoup de cinéma.

Le film que je dois faire avec l’argent du Fopica doit être sur la jeunesse africaine

Le réalisateur Cheikh Omar Cissokho disait au sortir de cette projection que La Pirogue était un film abouti et que Bois d’Ebène est un film «plus abouti». Qu’est-ce que vous en dites ?
Ça me touche quand il dit ça. Il y a quelqu’un d’autre qui m’a dit hier, Bois d’ébène me fait oublier La Pirogue. Moi aussi je vais vous vendre une mèche. Mon fils qui est mon assistant, mon 1er regard. Il est là sous l’arbre, très modeste, il m’a dit «papa ce film, il est plus fort que La pirogue». Cheikh Omar Cissokho ne m’a rien dit sur mon film. Vous me vendez la mèche, mais il m’a touché. Il y a beaucoup de gens qui ne m’ont rien dit. Je comprends. (Ndlr, Emu, il se répète) Ça me touche quand Cheikh dit ça parce que Cheikh c’est un grand cinéaste. Quand il dit cela il me touche.

Vous avez déjà travaillé sur d’autres films nous dit-on. Finalement vous ne vous arrêtez plus depuis quelques temps ?
(Il en  sourit) On me fait travailler. On me fait vraiment travailler. Franchement ça me fatigue un peu. C’est vrai qu’il faut que je me repose un peu. Mais là c’est parti pour un autre film. Un film drôle ; ça s’appelle Le clocher. C’est l’histoire d’un coq qui est sur un clocher dans un village flamand et en face il y a des Wallons. Les deux communautés, la même église. Et les Flamands un jour décident d’enlever le coq pour mettre un lion et ça dégénère. A tel point qu’ils ont fait appel à l’Onu. C’est un Sénégalais qui arrive. Il essaye mais il ne peut absolument rien pour régler la situation. Il appelle son chef de village parce qu’il se rend compte que c’est un problème ethnique. Le chef de village arrive, mais les villageois lui demandent que s’il doit partir, il leur faut un écran géant et qu’il se démerde, pour qu’on voit ce qu’il va faire là-bas. Et il est connecté, parce que les villageois sont connectés et les Belges, les Wallons et les Flamands vont être sous l’arbre à palabre. On va voir, il y aura du beau monde dans ce film. On a envoyé le scénario déjà. Je sais rassembler cinématographiquement. Et pour ce film, je vais encore rassembler comme j’avais fait pour Tgv, je vais rassembler du grand monde. Ce grand monde ça va être les villageois en train de regarder ce qui se passe en Belgique. Ce qui se passe en Belgique va s’interférer dans le village. Voilà en gros le contenu du film; mais je vais être drôle parce que je le suis également.

Vous êtes un cinéaste drôle ?
Je redeviens drôle parce que c’est là où je suis fort. Je suis fort en humour. Je suis fort aussi quand il s’agit de faire rire. J’ai également signé pour une autre production. C’est une bande dessinée qu’un gars de Lyon a écrit. Il y a une grande productrice Frederick Dumand qui a aussi signé avec moi. Je vais adapter une bande dessinée. Et puis il y a un allemand qui est venu d’Hollywood, et avec qui je vais faire un film policier à Dakar. Et puis après, j’écris sur l’Alzheimer avec une histoire entre un peulh et une Mbenguène. Ça va se passer au  Canada et au Sénégal. Entre temps, il y a un film que j’ai écrit et qui s’appelle Appartenance qui portera sur l’esclavage arabo-musulman qui va être tourné au Sénégal et en Tunisie. Vous voyez donc que j’ai raison de dire qu’on ne me laisse pas. Nous on fait du cinéma pour mourir. Tous les gens avec qui j’ai fait du cinéma sont partis. Ils ont laissé des films, aujourd’hui on est dans des hommages. Il ne faut pas se cacher la face. On est là pour ça. Le plus que je pourrai c’est faire des films que je peux laisser ici.

Vous avez un projet pour le Fopica ?
moussa-jccAu Fopica j’ai déposé pour la 1ère fois. C’est un projet sur les jeunesses africaines. Je vais faire un documentaire sur toute l’Afrique avec ceux qui nous dirigent. On va voir si on me donne des sous pour le faire. Et puis moi je n’ai pas peur qu’on ne m’en donne pas. J’ai déposé pour la 1ère fois parce que j’ai réfléchi, et je me suis dit mais quel film je dois faire avec l’argent du Fopica ? Je crois que le film que je dois faire avec cet argent doit être sur la jeunesse africaine… C’est une jeunesse qui va me parler dans toute l’Afrique sur tous ceux qui nous ont gouvernés et nous gouvernent : les présidents africains. J’ai envie de les entendre et d’entendre la jeunesse.

Le synopsis est déjà écrit ?
Mais j’ai déjà déposé. On a voulu faire une série, mais j’ai dit non. Je ne fais pas une série, mais un truc pour toute l’Afrique. On va voir ce que ça va donner. Et puis je sais le faire. Franchement je fais des choses que je sais faire. Mais ce qui me ravie c’est de faire un film et de me rendre compte qu’il est cinématographique et que je suis dans les même veines. Et quand on me dit que La pirogue, était abouti, parce que La pirogue, on a mis la barre haut et qu’aujourd’hui qu’on dise Bois d’ébène est encore plus abouti, c’est le plus grand bonheur que je peux avoir dans ma petite vie.

Vous faites des films mais il faut que vos films soient vus au Sénégal. Qu’est-ce que vous faites dans ce sens ?
Je l’ai dit et redit. Il nous faut des salles. Et pas des salles de cinéma à 2 millions d’Euros. Ce n’est pas vrai. Faisons quatre murs dans les banlieues et montrons nos films. Moi je fais un festival en plein air, où il y a 8000 personnes par jour. Bois d’ébène on va le voir en plein air avec 8000 personnes à Pikine. Faisons quatre murs et montrons nos films. C’est cela, il ne faut pas faire des salles avec climatisation. Nous n’avons même pas d’électricité assez forte. Restons en plein air avec un mur, une projection, il y a de beaux projecteurs et ça marche. Il y a de beaux sons avec de petits haut-parleurs. Faisons cela,  et nous y arriverons… Qu’on fasse des billetteries à 100 francs Cfa. Qu’on montre les films ! Moi j’essaye de faire mon festival en plein air avec le public. Je vais le fermer tout doucement. Je vais faire une salle fermée où je mettrai des murs qui sont «enlevables». C’est cela qu’il faut faire. Il ne faut pas aller dans des salles de 1000 euros, 2000 euros avec des climatisations. Il faut faire les projections en banlieue, là où il y a les terrains de foot, à côté, il y a de l’espace… Les jeunes sont là, il n’y a pas de salles dans les banlieues, faisons cela.

Vous avez gravi les marches du Fespaco, vous avez également eu le Tanit d’or à Carthage. Qu’est-ce que vous souhaitez encore ? Cannes ?
(Silence et réflexion)Ah ! Je vais retourner à Cannes si Dieu le veut. Je ne dis pas que c’est sûr, mais ce que je demande à ma maman, c’est de prier pour moi et vous aussi. Je vais retourner là-bas parce que c’est la Mecque du cinéma. Je compte retourner là-bas….

Alors votre film est inscrit au Fespaco ?
Le directeur général du Fespaco m’a demandé de l’inscrire…Mais je n’ai vraiment pas envie. Je n’ai pas envie de compétir. Mais le Fespaco c’est un festival dont je fais partie intégrante. Je n’aime pas parler du jury. Mais c’est un festival très dur pour compétir. Je n’ai jamais rien dit. Mais moi je ne fais pas de cinéma pour souffrir…

Je vais retourner à Cannes parce que c’est la Mecque du cinéma

Vu la façon dont vous êtes très couru, il y a beaucoup d’argent qui tourne autour de vous…?
Oui ! Il y a de l’argent mais cela ne veut pas dire qu’on est riche. Il y a de l’argent parce qu’il y a des financements, il y a mon nom… Quand tu vas chercher un financement quelque part si tu donnes mon nom que c’est moi qui le réalise ça donne quelque chose… C’est ce que les producteurs ont fait pour que je réalise Bois d’Ebène. Pour faire mon prochain film, il fallait que je fasse mon pitching devant des gens pour qu’on me donne de l’argent. Mais le pitching, il n’a pas duré. Je l’ai fait tout seul et puis ça a marché. Il y avait tous les gens du Cnc. Avant d’arriver, il y a l’une qui m’a dit : «c’est sûr qu’on va y arriver. C’est sûr que ça va être bien». Quand je suis arrivé, j’ai raconté mon film en 2 secondes et on m’a remis l’argent pour commencer à écrire. Ce que je fais maintenant, c’est que j’écris tout seul, après je donne aux autres qui écrivent dessus…

Disons à très bientôt pour de plus belles victoire ?
Bien sûr ! A très bientôt pour de plus belles victoires. Inch Allah.

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