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«Je crois sincèrement que les artistes sont les icônes de la transformation sociale et à travers la culture, nous pouvons réinventer nos sociétés, notre économie locale», a dit Mous­tapha Guèye dit Petit Gueye, maire de la commune de Sokone, qui animait une causerie sur la culture et l’environnement sa­medi dernier en marge de la 1ère édition du Festival de reggae mangrove qui avait démarré vendredi à Foudiougne avant d’être clôturé le lendemain samedi. «Les gens de culture ont contribué à la destinée des nations», ajoute le maire de Sokone non sans souligner que «Y en a marre joue son rôle de mouvement citoyen pour amener les dirigeants à respecter leurs engagements et à être dans la meilleure trajectoire».  Ce qui pousse cet ancien fonc­tionnaire international des Nations-Unies à parler de  l’importance  du rôle de l’Assemblée nationale que devraient s’approprier les artistes pour sensibiliser afin que beaucoup de ressources soient dépensées sur nos terroirs.
«Il nous  faut un milliard pour chaque commune par année pour pouvoir investir dans la culture. Chacune de nos communes devrait avoir un espace digne de ce nom où les gens devraient créer. Les députés participent à répartir l’argent du Sénégal», note M. Guèye. Une autre manière pour lui de déplorer la réalité qui fait que «l’argent du Peuple n’est pas réinvesti dans les terroirs» dans un contexte marqué par l’organisation en juillet prochain des élections législatives. Ayant plusieurs projets culturels pour sa localité, le maire dit avoir initié et stimulé le Réseau des acteurs culturels de Sokone qui dispose de son récépissé et qui commence  à développer un agenda culturel trimestriel. «C’est un outil de valorisation des acteurs culturels et de stimulation à la créativité», s’est-il réjoui.
ambodji@lequotidien.sn

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