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Le bras de fer entre la direction du Centre hospitalier régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès et le personnel continue. En effet, après le boycott des soins décrété pour exiger le versement des cotisations sociales, l’harmonisation des primes de transport et l’érection d’un service d’urgence digne de ce nom, les plaignants ont jugé nécessaire de remettre ça. Et la goutte de trop a été cette fois-ci le «redéploiement du major du service Orl, Moustapha Faye». Une mesure que le personnel juge arbitraire. Selon Pape Mor Ndiaye, secrétaire général de la sous-section Sutsas de l’hôpital, et ses pairs du Sutsas et de la Sas, «la décision est d’autant plus arbitraire que l’agent redéployé n’a jamais fait l’objet de rapport encore moins de demande d’explications, d’avertissement ou de blâme».
Les responsables syndicaux disent «ne rien reprocher aux dirigeants» mais, précisent-ils, «ce que nous savons c’est que le chef du service en question n’a cessé de dire au major Faye d’obéir à ses ordres, sinon il allait le redéployer». Aussi ils trouvent «bizarre» que ce dernier soit redéployé comme «agent simple ailleurs». Or, «jusque-là, c’est un surveillant de service», fustigent Pape Mor Ndiaye et ses camarades. Lesquels demandent au directeur de l’établissement sanitaire de penser à «revoir sa copie». Ils indexent le directeur qui «a signé la note» et exigent «le retrait du document dans les plus brefs délais». Sinon, menacent-ils, «la lutte va continuer». Déjà, signalent-ils, «c’est notre quatrième jour de grève ponctué par des sit-in et l’hôpital est complètement paralysé. Rien ne fonctionne aujourd’hui. En plus du Sutsas, il y a tous les autres syndicats. Même au niveau des guichets, rien ne marche. L’hôpital est paralysé». Pour l’heure, la direction générale, qui a reçu jeudi dernier le secrétaire général national du Sutsas, Mballo Dia Thiam, serait dans de très bonnes dispositions pour reconsidérer la mesure. Mais jusque-là, faut-il le reconnaître, elle tarde pour satisfaire les doléances des travailleurs qui maintiennent la pression. D’ailleurs, une réunion de crise a été convoquée car, selon certains membres du Conseil d’administration de l’hôpital, «cette mesure ne devrait pas conduire au blocage de la structure hospitalière». Aujourd’hui, les conséquences sont déjà énormes au niveau de l’hôpital, au préjudice surtout des malades sur le visage desquels se lit la désolation. Dans l’obligation de rebrousser chemin, les patients ne manquent pas de déplorer cette situation et invitent les deux parties «à ne pas sacrifier la santé et le bien-être des populations».
nfniang@lequotidien.sn

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