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Les travailleurs de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) vont de nouveau partir en guerre. La section du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) de l’agence vient de décider de déclencher une grève à partir de mercredi prochain pour dénoncer le retard dans la mise en place de la rallonge budgétaire promise par le Président Macky Sall.

Après une première grève qui s’était achevée avec la promesse du Président Macky Sall d’allouer un budget supplémentaire de 250 millions de francs Cfa, les travailleurs de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) ont de nouveau brandi les armes. «Blo­quée par l’attitude irresponsable» du directeur de Cabinet du ministère de la Communication, la section du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) de l’Aps entend aller, à partir du mercredi 12 décembre 2018, en grève. «La situation de l’Agence de presse n’a pas encore connu d’évolution notable malgré les efforts financiers consentis par l’Etat du Sénégal suite aux instructions du président de la République, réitérées au mois de septembre dernier», déclare le syndicat à l’issue d’une Assemblée générale tenue ce lundi. Les employés expliquent que «plus de deux mois après que l’Aps a bénéficié d’une rallonge budgétaire, l’exécution de celle-ci n’est toujours pas possible». Selon le Secrétaire général de la section syndicale, alors que le budget réaménagé a été adopté par une réunion express du Conseil d’administration, son application bute sur «le refus inexplicable du directeur de Cabinet du ministère, Monsieur Souley­mane Diallo, exi­geant un  inversement du processus de signature en violation flagrante de l’orthodoxie administrative». Poursuivant, les employés de l’Aps constatent que «la résolution déjà signée par le président du Conseil d’administration, autorisant une augmentation partielle des émoluments des agents suite à la signature d’un accord d’entreprise, est bloquée par le Sieur Diallo au simple motif qu’il ne comprend pas et qu’avant de signer, il faudra que le ministre des Finances signe d’abord». Or, soulignent les syndicalistes de l’Aps, la tutelle financière ne peut en aucun cas apposer une quelconque signature sur ledit document si celui-ci n’est pas préalablement visé par la tutelle technique. Et les travailleurs de relever que c’est la deuxième fois que son «indolence administrative» bloque l’exécution du budget de l’Aps. «Pour rappel, le même Souleymane Diallo avait, l’année dernière, traîné des pieds pour le même exercice au point que l’Aps a frôlé le blocage de son budget», indiquent-t-ils.
Stagiaire

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