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Moustapha Cissé Lô veut la mairie de Dakar en 2019 et il s’en donne les moyens. Le 1er vice-président à l’Assemblée nationale compte organiser une grande mobilisation dimanche prochain.

A l’Alliance pour la République (Apr), la guerre pour la Ville de Dakar risque d’avoir lieu en décembre 2019. Moustapha Cissé Lô, dont les ambitions pour la mairie de Dakar sont connues de tous, a réuni ses troupes hier à Nord-Foire. Dans une commune contrôlée depuis 2014 par Abdoulaye Diouf Sarr, autre candidat pour la Ville de Dakar, le 1er vice-président à l’Assemblée nationale fourbit ses armes en recrutant des militants de… l’Apr et d’autres partis. D’emblée, le président du parlement de la Cedeao a rejeté l’idée selon laquelle il n’est pas un Dakarois. «La mairie de Dakar était gérée par des Français, ensuite Lamine Guèye venu du Mali, l’a occupée. Donc, tous ceux qui sont maires de Dakar, je n’en vois aucun dont le père était le Grand Serigne de Dakar. Je défie quiconque de prouver le contraire. On dit souvent que Cissé Lô n’est pas de Dakar mais qui habite Dakar ? Ce débat n’a pas de sens», a recadré Cissé Lô qui a quitté Mbacké après le référendum de mars 2016, suite à la victoire du «Non» dans ce département.
En perspective de ces Locales, le député compte s’appuyer sur sa plateforme Horizon 2020. Le premier jalon sera posé dimanche prochain dans le cadre d’une grande mobilisation à 16h 30 au Stade Iba Mar Diop sous la présidence du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Aussi, cette activité servira à inviter les Sénégalais à réélire le Président Macky Sall au premier tour le 24 février prochain. «Je veux la place de Khalifa Sall. J’ai un titre foncier ici, avec des femmes et des enfants et on me dit que je ne dois pas y être élu, c’est de l’enfantillage. Le combat aura lieu par A ou B. Certains politiciens ont peur de la défaite. Moi, je n’ai pas peur d’être vaincu, mais le combat aura lieu», a ajouté le député apériste.
En outre, Cissé Lô n’a pas manqué de fustiger le fonctionnement de l’Apr. «L’exercice du pouvoir aiguise des appétits de la part des uns et les autres. Aujourd’hui, personne ne sait si l’Apr est un parti ou pas. Dans un parti où les gens s’entretuent, il n’y a plus de parti. Un parti, c’est une famille. Le moment venu, on va discuter avec les uns et les autres en leur faisant comprendre que nous voulons gérer la mairie de Dakar. Si au sein de la mouvance présidentielle, on n’est pas d’accord, on fera nos listes», a-t-il prévenu.
bgdiop@lequotidien.sn

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