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Le musicien sénégalais Khadim Sarr et son groupe Yamaya vont se produire en juin prochain au Festival de Glastonbury en Angleterre. Ils ont été sélectionnés sur plus de 6 900 groupes.

Le Festival de Glastonbury est un des plus importants d’Angle­terre. En 2017, l’évènement avait réuni quelque 135 mille spectateurs et des têtes d’affiche de niveau mondial comme Ed Sheeran, Katy Perry et Craig David. La prochaine édition, prévue en juin prochain, verra la participation d’un artiste sénégalais. Khadim Sarr, de son nom, est installé dans le pays de Sa Majesté depuis 2007. Lead vocal du Yamaya, lui et son orchestre ont été sélectionnés parmi plus de 6 900 orchestres pour se produire sur cette prestigieuse scène. «Dans cette compétition, il y avait la participation de 6 905 orchestres. Et parmi ceux-là, 8 ont été choisis dont nous, l’orchestre Yamaya». Ainsi, le groupe va se produire à quatre reprises durant le festival. «C’est la première fois que je participe à ce festival qui fait partie des grandes compétitions en Angleterre», se réjouit l’artiste qui a fait ses premiers pas dans la musique au Sénégal. «J’ai débuté ma carrière dans un orchestre dénommé groupe Téfesse en 1989, basé à Hlm Grand Médine. De 1990 à 1991, deux frères, l’un guitariste l’autre musicien, Oma et Ibou Kâ qui étaient dans ce groupe avaient voyagé en Gambie pour poursuivre leur carrière. Ils ont par la suite obtenu un contrat en Belgique. Mais n’empêche, le groupe Téfesse existait toujours et continuait ces œuvres avec d’autres personnes», raconte l’artiste qui aujourd’hui évolue à Brighton en Angleterre. Par la suite, avec un ami pianiste, Ameth Guèye, il met en place un groupe appelé Dadje Tene. Jusqu’en 1993, il évolue dans ce groupe avant de le quitter pour aller explorer d’autres horizons. En l’occurrence le Bombolong. «Le groupe appartenait à des Casamançais qui composaient des chansons afrobeat. Comme ils organisaient souvent des soirées dans les hôtels de la place, ils m’ont accepté dans leur groupe parce qu‘ils avaient besoin d’un mbalaxman pour apporter une nouvelle touche à leur musique.» Le compagnonnage avec les artistes casamançais ne va pas faire long feu et Khadim rejoint le groupe Diawoudji qui évoluait à Hlm Paris, plus précisément au croisement Béthio Thioune, en 2014.
Toute cette expérience accumulée durant ces années lui servira dans son exil anglais. En effet, la sortie d’un album réalisé avec le batteur Seyni Diop lui ouvrira les portes de l’Europe. «On a réalisé cet album Sénégal 2007. Et il avait eu beaucoup de succès. Ce qui nous a permis d’obtenir des contrats dans certains pays tels que l’Amérique, la Suisse et l’Angleterre. Parmi ces trois pays, nous avons atterris en Angleterre en 2007 où je suis resté pendant des années pour réaliser mon rêve dans la musique», raconte-t-il. Aujourd’hui, Khadim Sarr évolue dans le groupe Yamaya. Mais parallèlement à cette formation, il joue également dans son propre groupe, Bak Lamp Fall, où il développe un style musical appelé «world fusion». «On a sorti un album en live intitulé Xibaar il y a moins d’un mois. On est  très connu en Angleterre, et on fait le plein à chaque fois qu’on organise une soirée ou un concert», se réjouit-il.
mamewoury@lequotidien.sn

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