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Mallé Mbaye décide de donner une nouvelle envergure à sa carrière de chanteur. Sus­citant une curiosité qui est de se demander : pourquoi avoir choisi l’optique  de booster une carriè­re riche de plus de 30 ans ? La réponse est de Mallé Mbaye qui a vu le jour en 1969.

Pour Mallé Mbaye, l’heure de mettre en avant sa carrière solo a sonné. C’est dans cet esprit que s’inscrit la création de son groupe dénommé Mallé Mbaye et le Guewbi Groupe. A travers cette trouvaille, l’artiste-chanteur entend dérouler une série de spectacles à travers un concept baptisé «Guéwou Mallé». Sorano et quelques lieux sont ciblés par l’artiste pour communier avec ses fans prochainement. Le clou sera Sorano où devrait se tenir une grande manifestation prévue en janvier 2018. Pourquoi attendre après 30 ans de présence scénique pour enfin booster sa carrière solo ? Mallé Mbaye donne la réponse en soutenant avoir évolué sous l’ombre de divas de la trempe de Coumba Gawlo Seck. Une autre façon pour lui de justifier les raisons qui font que sa carrière n’a pas connu l’exposition nécessaire. «Ma carrière n’a pas connu l’effet escompté. Si tu assures les chœurs d’un musicien, tu es obligé d’évoluer à l’ombre de celui-ci, et ta carrière  ne sera pas  mise en valeur», reconnait-il. «C’est en 2006 que j’ai commencé à cheminer avec Coumba Gawlo Seck. Je lui assurais les chœurs. C’est son chef d’orchestre, Laye Diagne, qui m’a fait part de la volonté de Coumba Gawlo de travailler avec moi sur un seul morceau. J‘ai fini par les convaincre de par ma prestation. C’est ce qui explique que j’ai pu poursuivre avec Coumba Gawlo en intervenant sur cinq autres morceaux. C’est dans ces circonstances que j’ai poursuivi l’idylle avec  la diva de la musique sénégalaise. Mais je précise que je n’ai pas voulu parapher un contrat avec Coumba Gawlo Seck», indique le musicien issu d’une famille griotte. «Je ne vais plus assurer les chœurs en me liant à un groupe pour l’éternité. Mais je suis preneur d’une collaboration ponctuelle avec certains musiciens qui voudraient que j’intervienne dans leur production», tient-il à souligner.
N’ayant pas de regrets suite à l’expérience vécue avec Coumba Gawlo Seck et d’autres divas de la musique comme Ndèye Diouf mou Serigne Fallou, Mallé Mbaye dit avoir beaucoup appris de ces collaborations. «Je n’ai pas de regrets. Mine de rien, j’ai pu tirer un capital expérience de ces collaborations. Ça m’a permis d’avoir des aptitudes à faire prévaloir en studio. Il y a beaucoup de musiciens qui, une fois qu’ils mettent les pieds dans un  studio, traînent des lacunes. Que Dieu soit loué, je ne rencontre pas les mêmes difficultés. Même si je participe à un morceau que je n’ai pas répété, cela ne m’empêche pas outre mesure de tirer mon épingle du jeu», se défend celui qui se dit très reconnaissant à l’égard de Coumba Gawlo Seck,  grâce à qui il a fait plusieurs tournées avec son orchestre.
Louga Lô mayou Yallah, entendez  «Louga est un don de Dieu» est le seul album sorti  en 2002 par Mallé Mbaye qui travaille pour la sortie d’un deuxième album entamé depuis quatre mois. Ce sera au bout d’une autoproduction d’un coût de 6 millions de francs Cfa que cet album sera disponible sur le marché, si l’on se fie aux renseignements de l’artiste-chanteur qui informe que le titre de ce nouvel album est Gouye Mbind dédié à son marabout.
Mallé Mbaye pratique de la musique traditionnelle et tradi-moderne. Faisant le procès de la musique sénégalaise, Mallé Mbaye note qu’«on n’arrive plus à faire la différence entre la graine et l’ivraie». «On n’a plus l’oreille musicale au Sénégal. La belle voix ne suffit pas pour être un bon chanteur. Il faudra avoir un capital-expérience pour espérer être un bon musicien. Connaitre l’environnement dans lequel on évolue tout en sachant faire des rimes. Mais cela n’est plus de mise chez nous. Il suffit maintenant de plagier un chanteur pour faire du buzz», déplore le patron de Mallé groupe qui dit avoir commencé à jouer du bongo en 1994.
ambodji@lequotidien.sn 

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