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Initiée par l’entrepreneur culturel Doudou Sarr, la première édition du Dakar music expo (Dmx) se déroule à Dakar du 28 janvier au 2 février. La rencontre qui célèbre la création musicale africaine donne une large place aux jeunes talents avec des panels, master class et rencontres professionnelles.

Rabat au Maroc a son Visa for music, Praia au Cap Vert son Atlantic music expo et Johannesburg abrite chaque année le Moshito, de grands rendez-vous autour de la musique. Désormais, la capitale sénégalaise aussi aura son Dakar music expo. Le Dmx est une initiative personnelle de Doudou Sarr, entrepreneur culturel et agent d’artistes. Du 28 janvier au 2 février, il compte rassembler à Dakar tout l’écosystème musical du pays pour des rencontres professionnelles, une série de concerts, des panels et master class. En conférence de presse hier, M. Sarr n’a pas caché son ambition de faire de ce rendez-vous une rencontre de dimension internationale, à l’image du Womex qui est un des plus grand salon autour de la musique. En attendant, pour cette première édition placée sous le parrainage de Youssou Ndour et Angélique Kidjo, le Dmx aura pour thème Africa remix et new talents. Il s’agit d’une invitation à la découverte de la ville de Dakar et de son lien permanent avec la musique. Ainsi, pour la soirée d’ouverture, le Dmx propose un spectacle de la compagnie Waato Siita et une interprétation des grands classiques de la musique africaine par un orchestre panafricain créé par le promoteur et composé de jeunes musiciens vivant à Dakar. Selon M. Sarr, il s’agira pour ces jeunes talents d’interpréter de grands classiques du continent, des chansons de Manu Dibango et Myriam Makeba. «Nous voulons revisiter les classiques africains pour forger une conscience collective, un répertoire, pour que chaque jeune puisse s’y identifier», explique-t-il. Cette tâche, M. Sarr a choisi de la confier à des jeunes artistes qui se produisent dans les cabarets dakarois et qui ainsi auront l’occasion d’exposer leur talent aux professionnels qui seront présents. Parmi ces derniers, de grands tourneurs comme celui de Phil Collins, Alain Lahana, Andy Morgan qui a beaucoup accompagné le groupe Tinariwen ou encore Lucy Durand. Ils vont animer des panels et des master class. Il s’agit, explique Camille Seck de l’organisation du Dmx, de participer à professionnaliser le secteur de la musique. L’Association des métiers de la musique (Ams), qui participe au salon, va ainsi outiller les acteurs du secteur en matière de copie privée et de formalisation des professionnels. «Je suis tout seul, je n’ai pas de moyens. Donc je vais adopter une casquette de commissaire d’exposition. Ce qui me donne une certaine latitude», explique M. Sarr qui s’est entouré de commissaires comme Didier Awadi, chargés de choisir les artistes qui seront sur la scène du Dmx.
Pour cette première édition, la Colombie est le pays invité. «Sur beaucoup d’aspects, que ça soit en termes d’organisation de la chaîne de valeurs ou de mutualisation des efforts, la Colombie était au même niveau que l’Afrique. Ils ont su surmonter beaucoup de ces défis en s’organisant, en se réunissant autour d’association des tourneurs, des managers etc. Il y a eu une floraison de festivals et dans la production musicale. Aujourd’hui, la musique urbaine colombienne est devenue très populaire. J’ai pensé que l’on avait beaucoup de similarités et il faut aussi encourager la coopération sud-sud», explique M. Sarr.
mamewoury@lequotidien.sn

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