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Lancée en février 2016, la plateforme de téléchargement de musique en ligne, Musikbi a fêté, hier au Just4U, sa première année d’existence. L’occasion a été saisie par le directeur de ladite structure, Moustapha Diop, pour dresser le bilan : 15 000 téléchargements, près de 200 artistes enregistrés, plus de 2 500 titres téléchargeables un peu partout dans le monde. Bilan «positif» pour Musikbi et pour le hip hop qui récolte 50% des ventes avec Dip Doundou Guiss, qui s’affiche à la tête des ventes en ligne, les mbalaxmen restent, quant à eux, en bas du classement avec seulement 30% des ventes.

15.000 téléchargements, près de 200 artistes enregistrés, plus de 2.500 titres téléchargeables un peu partout dans le monde. Moustapha Diop tire un bilan positif de la première année d’existence de Musikbi. Il y a un an, la plateforme de téléchargement de musique Musikbi était lancé au Sénégal et proposait dans un pays où l’essentiel des moyens de paiement étaient axés sur des cartes bancaires, un tout nouveau moyen de paiement : l’achat de musique via le crédit et par téléphone. Dans un pays où l’essentiel de la population n’était pas bancarisé, Moustapha Diop, directeur de Musikbi, pensait trouver, avec sa plateforme Musikbi le moyen de satisfaire et les mélomanes et les musiciens qui pouvaient non seulement optimiser leurs profits mais aussi contrecarrer le piratage. Voila ce qui explique sans doute la forte adhésion des artistes et le nombre important de téléchargements.
Parmi les artistes présents sur le site, on compte de grandes stars de la musique africaine comme Tiken Jah Fakoly, Youssou Ndour, Leni Stern… mais surtout  des artistes appartenant au mouvement hip hop.

Dip Doundou guiss en tête
En effet  50% des ventes en ligne reviennent au mouvement hip hop et Dip Doundou Guiss s’affiche à la tête du classement. «Dip Doundou Guiss a de loin le plus vendu sur la plateforme. Ce qui est très étonnant, ce n’est pas seulement au Sénégal, ce sont des ventes qui viennent de partout dans le monde».
Du côté des fondateurs de Musikbi cela suscite «beaucoup de questionnements» certes, mais M. Diop est bien conscient que «les temps ont changé : la façon de communiquer a changé on ne peut plus faire fi de l’internet». Aussi  suggère-t-il aux mbalaxmen, qui sont en queue de peloton, avec 30% des ventes, de changer de paradigme pour  travailler sur du marketing digital. «Certains artistes sont encore dans une conception ancienne en mettant des affiches en coin de rue pour vendre leurs al­bums. Ils n’utilisent pas les réseaux sociaux et ignorent tout ce qui est digital. C’est là où le challenge se trouve. Aujour­d’hui, c’est celui qui fait le plus de promotion qui vend le plus. Ce n’est pas parce que vous avez un bel album, bien travaillé que vous allez bien vendre. C’est parce que vous aurez été présent au niveau des réseaux sociaux et fait une forte animation. On est surpris que cette nouvelle génération, hip hop, rap a une culture beaucoup plus forte à ce niveau et vend beaucoup plus».
Un an de vente de musique en ligne, les challenges sont encore gros, pour Musikbi et son directeur, qui envisage étendre sa plateforme dans d’autres pays africains à savoir : la Côte d’ivoire, le Gabon, le Cameroun, le  Burkina Faso…
En attendant, Moustapha Diop, ce 5 mars au Just4U, un spectacle avec les musiciens et toutes les recettes seront reversées à la famille de Ablaye Mbaye.
aly@lequotidien.sn

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