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Connu pour avoir posé sa belle voix dans presque tous les albums des années 90, Sangue Bi peut aujourd’hui se targuer d’avoir son propre album. Baptisé «Aduna» et lancé en début décembre, il y traite des maux de la société. L’artiste informe que les fonds qui seront tirés de la vente de ce produit seront remis aux Ong et daaras les plus démunis…

Aduna (Ndlr : la vie), c’est le nom du nouvel opus et premier produit du reggae man Sangue Bi après qu’il a débuté une carrière solo en 2009. A travers cet album, il évoque les maux de la société. Il y traite du chômage, de l’émigration clandestine, de l’amitié, de l’honnêteté… Et a comme ambition d’imposer la musique reggae aux Sénégalais. Les fonds qui seront tirés de la vente de ce produit seront partagés aux Ong et daaras les plus démunis et autres. Typiquement reggae, avec une touche hip-hop et des sonorités africaines, Aduna relate juste les difficultés auxquelles les gens sont confrontés aujourd’hui.
«Vous voyez, les jeunes s’adonnent à l’émigration clandestine. Et ils la font juste pour réussir leur vie. Je dis à tous ces jeunes de ne pas se décourager et de faire preuve de patience. J’ai traité sur cet album du chômage, car beaucoup de jeunes ont leurs diplômes sans pour autant être employés, c’est un problème», explique Sangue Bi. Lancé depuis début décembre, l’opus est composé de 14 morceaux qui sont, entre autres, Friend, qui parle de l’amitié, Fi am fi job (Ndlr : Ici pour y trouver du boulot), qui relate la façon dont les Sénégalais se fatiguent pour chercher du travail et Fandé, (Ndlr : mourir de faim). «Quelle que soit la situation dans laquelle vous êtes, garder la dignité. Sinon vous allez faire ce que vous allez regretter après», explique-t-il sur ce titre. Il y a aussi Respect woman, (Ndlr : respecter la femme), un morceau sur lequel il demande à ce que la femme soit respectée et valorisée.

Profil
Natif de Pikine, Sangue Bi est un artiste qui fait du hip-hop reggae. C’est vers les années 1990 qu’il s’est lancé dans la musique. En 1992, lui et ses amis créaient le groupe African Ahlou Bi. «J’ai travaillé avec beaucoup de groupes qui sont d’ailleurs très connus au Sénégal. En 2005, j’ai sorti un album avec mon groupe Dem War Ya. Mais avant, j’avais déjà fait des tournées européennes. Et c’est en 2009 que j’ai commencé ma carrière solo», explique l’artiste. Avant de souligner qu’il est venu avec son propre style musical, contrairement à ceux «qui veulent seulement se faire un nom en copiant le style des autres». «Beaucoup d’artistes n’ont pas de base musicale, et je ne veux pas faire comme eux. C’est pourquoi j’ai apporté mon propre style», mentionne-t-il. Moctar Sow (de son vrai nom) informe également qu’il fait à chaque fois en sorte que la couleur africaine se sente dans sa musique. «C’est ce que je veux incarner. Et je le dis souvent, je ferai en sorte que les Sénégalais croient en la musique reggae», assure-t-il enfin.
mfkebe@lequotiden.sn

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