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Action de grâce. C’est le titre du premier album composé de 6 titres que vient de mettre sur le marché Niarassi Jeannette. Pour sa promotion, elle a été de passage au journal Le Quotidien  ce mercredi afin de présenter son joyau. Ce fut également l’occasion de parler de son parcours. Une trajectoire remplie de souvenirs.

Nul ne peut échapper à son destin. Le parcours de Niarassi Jeannette en est une illustration. Evoluer dans le milieu de la musique n’a jamais été sa tasse de thé, même dans ses rêves les plus fous. Mais voilà qu’elle vient de faire son entrée dans le cercle des artistes musiciens du Sénégal par la force des choses. C’est la force du destin, pourrait-on commenter. Désormais, après le lancement de son tout premier album au courant du mois de décembre sur le marché, elle vise très loin. Elle se prédestine déjà à une carrière dans la musique religieuse. C’est en tout cas, son vœu le plus cher, a-t-elle fait savoir.
Comment l’idée de chanter des louanges et de devenir une artiste a-t-il germé dans l’esprit de cette chrétienne qui dit n’avoir de force qu’en Jésus? Elle raconte : «L’histoire a commencé le 26 mai dernier. Je me suis levée très tôt le matin pour faire ma prière. Alors j’ai dit à maman Marie, aujourd’hui tu vas chanter avec moi. Et c’est en ce moment même que j’ai composé le titre «Espé­rance» qui parle de la résurrection.», explique-t-elle. Sa prière exaucée, Niarassi Jeannette est depuis en roue libre. Les textes ne cessent de se bousculer dans sa tête. Elle fit plusieurs compositions et l’album Action de grâce a ainsi accouché de 6 titres.  Et pour expliquer ce titre éponyme, elle affirme : «C’est pour rendre hommage à Dieu pour toutes ces merveilles qu’il m’a accordées… J’ai arrêté mes études et la délégation Wallonie Bruxelles m’a aidée à continuer mes études. La peinture par exemple… J’ai réussi à travailler avec mon cousin qui s’appelle Louis Basséne qui est artiste peintre. Et nous n’avons travaillé qu’un an et j’ai réussi à faire une exposition de 44 œuvres individuelles…».
C’est également pour rendre hommage à son Seigneur, qu’elle compose le Roi des rois, Espé­rance, Vie promise, Diplô­mée par Dieu, Aime ton prochain, Merci maman Marie pour ton «oui». A propos de ce dernier son cité, elle dit l’avoir chanté pour «lancer un appel à toutes les femmes à prendre exemple sur la Vierge Marie. Parce qu’une bonne mère est une bonne source de vie qui nous mène sur la voie de la foi et de l’amour». Après la sortie officielle de son album, cette «servante du seigneur», envisage de tourner un clip pour mieux ventiler le message de l’album. Pour la promotion de l’album, Niarassi Jeannette et son équipe comptent faire des concerts. Ce sera explique-t-elle, un bon créneau pour se faire connaître du public. Elle qui n’a jamais évolué au sein d’une chorale, mais qui, par la force des choses devient une ambassadrice du chant choral, veut désormais se frayer un chemin dans le paysage musical sénégalais.

Une autodidacte accomplie
Outre la musique religieuse, Jeannette Niarassi est employée à la Délégation de la Wallonie-Bruxelles à Dakar. De son boulot de réceptionniste à son actuel poste d’assistante administrative en passant par sa passion pour la peinture, la jeune artiste est une touche à tout. Elle sait s’adapter à toute situation, car la vie et le destin ne lui ont pas fait de cadeau.  Des moments de galère, elle en a vécu. Après avoir arrêté les études en classe de 5eme, Niarassi a su continuer, dit-elle, grâce à l’appui «incommensurable» de Wallonie Bruxelles pour qui elle travaillait aujourd’hui. Sur son album, elle ne manque de remercier son mentor Phillippe Cantraine, ses collègues de service, sa famille, ses amis et toutes les personnes qui l’ont toujours aidée à accomplir ses rêves.
msakine@lequotidien.sn

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