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Un colloque se tient depuis jeudi dernier à l’Ucad sur le thème «Le numérique dans l’enseignement supérieur en Afrique francophone : état des lieux, enjeux et perspectives». Cette rencontre de deux jours sera un cadre d’échange et de partage d’expériences sur la question du numérique dans l’enseignement. Le ministre de l’Enseigne­ment supérieur, qui a pris part à l’ouverture de ce colloque, a fait savoir que le numérique est le présent et l’avenir du secteur.

Si l’Afrique ne veut pas rater le train de l’émergence, elle doit s’ouvrir au numérique. C’est en ce sens que se tient depuis jeudi dernier à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar la première édition du Numed, un colloque international sur «Le numérique dans l’enseignement supérieur en Afrique francophone : état des lieux, enjeux et perspectives». Lors de l’ouverture de cette rencontre, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a insisté sur le fait que le numérique est à la fois «le présent et l’avenir de l’enseignement». Mary Teuw Niane, conscient que «partout en Afrique surgissent des inventions, des innovations faites par des jeunes titulaires de licence ou de master, des ingénieurs», soutient que des politiques doivent être élaborées pour que le continent puisse en tirer profit. Dans son allocution, le ministre de l’Enseignement supérieur a fait savoir que c’est de cette façon que notre continent «pourra se mettre alors à l’abri de la calamité de l’ignorance et entamer une ère de prospérité fondée sur sa jeunesse». Selon Mary Teuw Niane, si elle reste passive et observe, elle «sera l’Afrique asservie des temps modernes». Et le Professeur Niane de rappeler l’Afrique des années 1960 qui, empêtrée dans un dilemme existentiel, s’est faite inconsciemment refuser la science et la technologie qui étaient considérées comme une compromission conduisant à «une soumission à la civilisation universelle». Pour M. Niane, nous n’avons pas le choix, «le numérique dans ses multiples composantes et les sciences émergentes comme l’intelligence artificielle, le big data, la cyber-sécurité, l’internet des objets… constituent un immense gisement d’innovations sur lesquelles l’économie mondiale est en train de se renouveler». Soutenant que ce sont des millions d’emplois, des milliers de métiers, des sommes astronomiques qui sont en jeu, le ministre de l’Enseignement supérieur estime que «tout le continent doit s’engager dans le numérique et les sciences et technologies émergentes par une réorientation du système éducatif du préscolaire au secondaire, de la formation professionnelle à l’enseignement supérieur».
Considérant le numérique comme l’avenir et le présent de l’enseignement, il souligne qu’en exploitant ses avantages, «nous avons la possibilité de construire une économie qui nourrit les animaux et les êtres humains et qui fait travailler l’écrasante majorité de la population». «Ainsi, les Africains ne viendront plus grossir les rangs des naufragés de la Méditerranée, la famine ne sera plus qu’un vieux souvenir», a-t-il dit. Mais pour y arriver, M. Niane appelle les Africains à saisir l’importance de l’innovation dans l’enseignement. «Les Africains, les intellectuels africains ont l’habitude d’agir comme quelqu’un qui n’a pas de bicyclette, mais qui achète un klaxon. Cette attitude a le désavantage de ralentir fortement les prises de positions ou carrément de les interdire. Ce fut le cas pour l’exploitation pacifique des retombées du nucléaire. Le bruit des klaxons était tellement fort que beaucoup de pays ne se sont pas engagés dans la recherche des technologies et ont voté des lois tellement contraignantes que la recherche et l’innovation dans ce domaine sont devenues impossibles ; c’est le cas du Sénégal», a-t-il regretté. Aujourd’hui, le ministre soutient que nous devons tirer «des leçons de ces erreurs passées» pour tirer des avantages du numérique.
Organisé par l’Ecole supérieure polytechnique, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et d’autres partenaires, ce colloque est une occasion de mettre en perspective la place actuelle du numérique dans l’enseignement supérieur en Afrique francophone et de mutualiser les efforts à travers des échanges et des partenariats.
dkane@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Monsieur le Ministre .
    Vous nous avez expliquez beaucoups de problèmes mais on y voit point de solutions .
    La finalité serait ambitieuse on devrait tout de même commencer par le début .

    Le facteur qui a disqualifier nos pays francophones c’est dans un premier temps le français .
    Mais on ne vous entends pas en parler. Une grande partie de la documentation mondiale scientifique est en anglais .
    Vous n’en parlez pas non plus .

    Le Sénégal devrait commencer par avoir assez d’adresse IP publics .
    Et voir l Adie et lartp résoudre la question des liaisons et des Qos . Dont le gouvernement ferme les yeux .

    Des contrats à 100 taines de milliards on les a vu pour le croisement des données informatique en côté d’ivoire .

    Je vais vous donner un example le Sénégal organisé le salon des mines pendant que le Sénégal N est pas un pays de mine . La Guinée oui mais on tient a donner des leçons aux autres à leur expliquer des choses on devrait être moins bavards et commencer à régler les questions stratégiques.

    De nos jours le Sénégal est un pays pauvre on a fait le choix d’enrichir des entreprises françaises et étrangères propriétaires de familles françaises au détriment d’un secteur privé sénégalais ou Ouest africain .
    La giffle du corona virus est chaude on ne peut rien faire pour nous même . On a pas de moyens .

    Aux etas unis et en chines les start up qui sont devenues propriétaire du monde leur pays y ont cru .
    Les USA ont financé Google , Facebook produits d’universitaires.

    On comptera sur vous . Mais faites en un plus .
    Mr HANE

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