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Souleymane Kamagaté, chef du protocole du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, a été entendu ce 26 mai par la gendarmerie sur la découverte d’une cache d’armes à Bouaké, épicentre de la récente mutinerie de militaires.

Souleymane Kamagaté, un proche de Guillaume Soro, était convoqué ce 26 mai à 10 heures à la Brigade de recherches de la Gendarmerie nationale d’Abi­djan. Cet interrogatoire mené par le procureur Souleymane Meïté s’est achevé à 12h 50. Surnommé «Soul To Soul», le chef du protocole du président de l’Assemblée nationale doit revenir lundi prochain, 29 mai, pour une nouvelle convocation.
L’interrogatoire a tourné au­tour des armes découvertes dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 mai à Bouaké par une dizaine de mutins dans un domicile présenté comme lui appartenant.

Kalachnikovs et lance-roquettes
Initiée le 12 mai, la mutinerie était alors à un moment crucial alors qu’une colonne de l’Armée menaçait de les désarmer. L’im­portance du stock d’armes – AK 47, lance-roquettes, munitions… – et de munitions retrouvés fera basculer le rapport de force en faveur de mutins revigorés. Le lendemain, le gouvernement cédait à leurs revendications.
Le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Don­wahi, avait annoncé l’ouverture d’une enquête «afin de situer les responsabilités».
Les récentes mutineries de mai qui ont paralysé les activités pendant plusieurs jours ont fait au total quatre morts et neuf blessés dans tout le pays. Un accord a permis de mettre fin au mouvement. Une conclusion qui n’a pas été appréciée par d’ex-rebelles ivoiriens démobilisés qui ont réclamé des primes similaires à celles des mutins.
Jeuneafrique

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