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Bocar Mamadou Daff, directeur Ancmu.

Les professionnels de l’information et de la communication vont bientôt bénéficier d’une mutuelle de santé. L’annonce a été faite par le Directeur général de l’Agence nationale de la couverture maladie universelle (Ancmu). Dr Bocar Mamadou Daff présidait à Thiès, la cérémonie de clôture d’un séminaire de formation du Comité d’initiative mutualiste (Cim) de l’Asso­ciation de la presse pour l’entraide et la solidarité (Apres), organisé par son agence. Une rencontre de 4 jours pour accélérer le processus de mise en place de ladite mutuelle. Laquelle va contribuer à améliorer l’accès aux soins des professionnels des médias. «Il y a une situation inédite à l’issue de cette formation parce que la Cim de l’Apres s’est rapidement transformée en conseil d’administration. Cela signifie simplement de la décision, la motivation et l’engagement des acteurs des médias.» «Nous avons compris l’importance de la mise en place de cette mutuelle de santé pour les professionnels de l’information et de la communication qui constituent une cible assez particulière. C’est pourquoi nous avons accepté d’accompagner le comité d’initiative», poursuit le patron de la Cmu qui souligne que «si les acteurs des médias prennent connaissance de toutes les informations concernant les concepts et les fondamentaux de l’assurance maladie, ils deviennent des vecteurs qui peuvent accompagner l’agence de la Cmu». De ce fait, dit M. Daff, «lors de cet atelier, nous leur avons donné tous les fondamentaux et paramètres devant aboutir à la mise sur pied d’une mutuelle de santé. Il ne s’agissait pas seulement de former des mutualistes mais aussi des partenaires. Et d’ici un ou deux mois, la mutuelle sera normalement opérationnelle parce que toutes les bases sont jetées». Au-delà des professionnels des médias, M. Daff a aussi insisté pour que la mutuelle de santé puisse également prendre «en charge l’ensemble des membres des familles des journalistes». Parce que, dit-il, «la famille elle est importante et la prise en charge sanitaire est une question fondamentale». Le Dg de l’Agence nationale de la Cmu de promettre que ses services vont continuer à accompagner les acteurs des médias jusqu’à la mise en place totale de cette mutuelle afin de leur permettre d’accéder à des soins de qualité. A sa suite, le président de l’Apres, Sambou Biagui, estime qu’avec cet atelier, «les premiers jalons d’un partenariat qui se veut utile et pérenne» sont posés, entre son association et l’Ancmu pour la mise en place d’une mutuelle de santé des journalistes et des professionnels des médias afin d’améliorer leur accessibilité aux soins de santé à moindre coût. M. Biagui a aussi profité de la rencontre pour rappeler l’importance de la mise en place de l’Apres qui se veut «une association œuvrant exclusivement à la promotion sociale et à la solidarité de ses membres. Parce que nous avons constaté l’absence de prise en charge de la dimension sociale des journalistes et techniciens des médias au Sénégal». Et d’indiquer, au-delà de la création d’une mutuelle nationale de santé, qu’«un vaste programme d’habitat social pour ses membres est initié», a-t-il dit devant des représentants du Synpics, du Cored, du Cdeps, de l’Appel, de l’Anpels, de la Crjs, entres autres organisations de presse. Dans son speech, il a demandé à tous les journalistes de se mobiliser pour «lutter contre la précarité dans notre milieu».

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