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Dans toute la région de Kédougou, les jeunes creusent à la recherche de l’or et aussi pour abandonner au fond du trou leur illusion. L’orpaillage traditionnel provoque des drames.  Désormais, les Navétanes agricoles ont été initiés pour les inciter à embrasser ce secteur en intégrant le Dac d’Itato. L’idée  a été accouchée lors d’un Crd spécial tenu à Salémata.

Dans la région de Kédougou, l’or attire les jeunes, qui risquent souvent leur vie dans les sites d’orpaillage traditionnels. Attirés par le gain facile, la plupart se sont détournés de l’agriculture, qui nourrit désormais son homme dans la zone. Ce n’est pas gagné. Le Conseil régional de la jeunesse et le Prodac ont mis en place la Stratégie de mise en œuvre et d’appropriation du domaine agricole communautaire d’Itato à travers les navétanes agricoles, qui seront lancés lors du prochain hivernage. «Le Conseil régional de la jeunesse de Kédougou(Crj) est venu nous voir avec une proposition. Qui vise à organiser des compétitions agricoles des associations sportives et culturelles(ASC) de la région de  Kédougou. Nous avons trouvé le concept assez innovant et pertinent», explique Waly Diouf, chef du domaine agricole communautaire d’Itato. Malgré les potentialités agricoles, les sols fertiles, l’abondance de la pluviométrie, les jeunes de Kédougou ne sont pas attirés par l’agriculture. Alors qu’ils «se ruent» vers l’orpaillage moins porteur que l’agriculture. «Et ils restent chez eux sans rien faire», regrette M. Diouf.
Ces navétanes agricoles permettent de sensibiliser les jeunes à travers le sport en transformant les Asc en Unités autonomes d’exploitations (Uae) disposant de parcelles. Ils seront accompagnés par le Prodac en termes de formation, d’intrants et d’équipements pour pouvoir produire dés la campagne prochaine. Comme les compétitions sportives hivernales communément appelées National Pop, un trophée sera mis en jeu.
Par ailleurs, le président du Conseil régional de la jeunesse à Kédougou appelle les jeunes à s’approprier ce projet. Car, dit-il, «l’agriculture ne peut être développée sans la participation active de la force vive de la nation qui est la jeunesse que nous sommes». L’idée devait être distillée dans toute la région, à travers une tournée de sensibilisation et de rencontre des jeunes à l’échelle régionale avec l’accompagnement du Prodac.

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