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Dès l’annonce du prochain arrêt de la desserte dakaroise par Corsair au profit du pavillon national, une grosse levée de boucliers s’est manifestée, notamment sur internet, pour empêcher le départ de la compagnie française. Les autorités de la navigation aérienne, comme la direction de la compagnie nationale, ont tenu à rassurer l’opinion sénégalaise que tout était mis en place pour que le pays reprenne ce droit qui est aussi une marque de souveraineté nationale, en plus d’être une source de gros profits.

Sur la toile, une forte campagne est lancée pour contrer la volonté de la nouvelle compagnie aérienne nationale Air Sénégal Sa de commencer la desserte de Paris. Une pétition a même été lancée
sur change.org pour contraindre le Président Macky Sall à veiller à ce que la compagnie Corsair puisse continuer son service sur la destination de Dakar sans aucun dérangement. Or du côté du Sénégal, aussi bien les autorités du ministère des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires que de la compagnie nationale assurent que le 1er février 2019, un avion aux couleurs de la compagnie nationale assurera le vol en direction de Paris pour atterrir à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle (Cdg), en lieu et place de Corsair qui, lui, atterrissait à Orly.

Un communiqué publié hier par le ministère de Mme Maïmouna Ndoye Seck rappelle les circonstances dans lesquelles les droits de trafic du Sénégal avaient été attribués à la française Corsair : «Afin de maintenir un environnement compétitif, accompagner le développement du tourisme et favoriser le hub de Dakar, le Sénégal a accordé ses droits à Corsair à la condition que ceux-ci soient restitués au pavillon national dès qu’elle sera en mesure de les exploiter.» Les droits étant accordés par saison, Corsair devait en principe arrêter ses dessertes au 28 octobre de cette année. Le Sénégal ne pouvant prendre le relais qu’à partir du mois de février, les services du Dg Izaguirre avaient procédé à un chantage pour obtenir une rallonge du délai. Face à la fermeté des dirigeants d’Air Sénégal Sa, les dirigeants de Corsair ont dû revenir à des meilleurs sentiments, même si le coup est dur pour eux.

Un communiqué publié hier par le ministère de Mme Maïmouna Ndoye Seck rappelle les circonstances dans lesquelles les droits de trafic du Sénégal avaient été attribués à la française Corsair : «Afin de maintenir un environnement compétitif, accompagner le développement du tourisme et favoriser le hub de Dakar, le Sénégal a accordé ses droits à Corsair à la condition que ceux-ci soient restitués au pavillon national dès qu’elle sera en mesure de les exploiter.» Les droits étant accordés par saison, Corsair devait en principe arrêter ses dessertes au 28 octobre de cette année. Le Sénégal ne pouvant prendre le relais qu’à partir du mois de février, les services du Dg Izaguirre avaient procédé à un chantage pour obtenir une rallonge du délai. Face à la fermeté des dirigeants d’Air Sénégal Sa, les dirigeants de Corsair ont dû revenir à des meilleurs sentiments, même si le coup est dur pour eux.

De son côté, Air Sénégal Sa se veut fortement ambitieuse. En attendant de recevoir les deux A330 Neo avec lesquels la navette de Paris sera effectuée, la compagnie nationale a pris en location un A319 pour lui permettre de tenir ses engagements vis-à-vis de la clientèle. Mais au-delà de cette desserte ainsi que des navettes régulières sur Ziguinchor, effectuées sur les nouveaux Atr 72-600, dont on connaît les mésaventures passagères, huit autres dessertes seront rapidement lancées dès octobre pour couvrir les grandes capitales de la sous-région ouest-africaine. Une manière de montrer qu’enfin, ayant pris le temps nécessaire pour se préparer, la compagnie nationale sénégalaise prendra rapidement son envol et ne compte pas piquer du nez de sitôt.

Poursuites contre le Dga de la compagnie nationale : Pas d’enclume congolaise pour Maillet

Contrairement à ce qu’assurent les sites internet du Sénégal, Jérôme Maillet, le Dga de la compagnie Air Sénégal Sa, ne semble pas avoir maille à partir avec la justice du Congo Kinshasa. S’il est dépeint ici comme un criminel en rupture de ban avec la justice congolaise, dans ce pays, son passage semble plutôt avoir laissé de souvenirs plaisants. Non seulement on ne trouve nulle part mention d’une quelconque information judiciaire ouverte à son encontre au pays de Kabila, mais il semblerait même y bénéficier d’une réputation favorable.
En tout cas, Le Quotidien a pu parcourir des documents signés entre autres du procureur Yves Mwape du Parquet de Kinshasa, assurant à l’avocat de M. Maillet que ce dernier n’était pas poursuivi au Congo.
Mieux encore, l’actuel Dga d’Air Sénégal continuerait toujours à fournir des prestations rémunérées à son ancienne compagnie. Et il serait même bien payé au vu des contrats de prestation.
mgueye@lequotidien.sn

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