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Les acteurs du processus électoral ont éclairé hier leur rôle dans le processus électoral. Dans le cadre des «Mardis de Bro­thier», organisés par Présence chrétienne, il a été question de «dialogue, de transparence et de paix». C’était aussi une tribune pour les politiques et acteurs de la société civile. Lucky Patrick Mendy, qui gère le volet communication du Cnra, a levé l’équivoque sur l’absence d’égalité entre les candidats pour la couverture par la Rts. «Certains pensent que c’est une loi du Cnra, mais c’est la loi électorale. Ce sont les politiques qui se sont réunis pour dire la conduite à tenir pendant cette période. Aujourd’hui, le Sénégal a beaucoup évolué. Il faut qu’on laisse les Sénégalais s’exprimer», a-t-il dit. Il rappelle que «le rôle du Cnra, c’est de faire en sorte qu’il y ait égalité et équité pour tous les candidats».
Ndiaga Sylla a rappelé, quant à lui, que le rôle de la société civile est de veiller au respect des engagements des différentes parties. «Le plus important est que les acteurs s’accordent sur les règles du jeu. S’ils ne croient pas au système, le jeu est faussé, et c’est le cas présentement», constate l’expert électoral. Sa lecture du jeu électoral est peu reluisante. «Aujourd’hui, la situation est plus complexe parce que le contentieux, en 2012, n’était pas fondé sur le fichier électoral. Nous sommes dans un contexte très tendu, résultant des failles des Législatives et du boycott de l’essentiel des partis de l’opposition au Cadre de concertation et de l’audit du fichier par des experts internationaux. En 2000 c’était le fichier, en 2012 la candidature de Abdoulaye Wade, et en 2019 c’est la question du parrainage qui constitue la pomme de discorde entre l’opposition et la majorité», fait-il observer.
Stagiaire

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