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La chanteuse Ndèye Diarra Guèye a rendu l’âme hier des suites d’une longue maladie. Connue vers les années 2000 grâce à son célèbre tube «Diam­bal» qui avait marqué les esprits à l’époque, cette diva du «tassu» n’aura fait que 12 ans de carrière. L’on informe que sa dernière sortie date de 2016, pour les besoins d’un morceau baptisé «Diam», des femmes «tassukaat». «Même malade, elle était venue juste pour enregistrer sa voix, puis retournée à Touba. C’est là-bas même qu’elle passera ses derniers jours sur terre», révèlent certains de ces proches.

L’artiste musicienne Ndèye Diarra Guèye est décédée hier matin des suites d’une longue maladie. Plus connue dans un genre musical sénégalais appelé «tassu», la défunte avait fait son apparition sur la scène musicale sénégalaise vers les années 2000. Et sa célébrité, elle la doit à son célèbre morceau Diambal qu’elle avait fait en duo avec sa sœur Ndella Xalasse. Dans cette chanson, Ndèye Diarra arrivait à manier les mots d’une façon admirable avec des gestes plus posés, contrairement aux autres femmes «tassukaat».
Selon le musicien Papis Konaté, «durant sa carrière, elle a fait 3 albums, dont le premier est intitulé Diambal». Sa carrière a duré 12 ans : de 2000 à 2012. Mais depuis 5ans, précise M. Konaté, elle n’apparaissait plus dans le milieu du showbiz. Sa dernière apparition date tout de même de l’an dernier. Puisqu’en 2016, elle a participé à un single réalisé par les femmes  «tassukaat». Il est intitulé Diam (Ndlr : la paix). «Après avoir enregistré sa voix, elle était rentrée à Touba», informe Papis Konaté. Il précise : «Elle était malade, mais elle a forcé. Elle était venue seulement pour le clip. Après, elle est rentrée sur Touba. C’est là même qu’elle a rendu l’âme.»

Une voix aussi grande que Aby Gana Guèye
Rappelant aux bons souvenirs l’artiste décédée, Guissé Pène, ancien secrétaire général de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams), affirme que Ndèye Diarra était venue dans le milieu de la musique au moment où le Sénégal a perdu sa Aby Gana Guèye (une chanteuse du même genre «tassu» qui était très connue). «On s’est dit qu’elle va relever le défi, en pérennisant le travail qu’avait commencé Aby Gana», fait savoir M. Pène. «C’est mon amie personnelle. Il y a beaucoup de choses qui nous unissent, elle et moi. Je l’ai beaucoup suivie et soutenue durant sa carrière. Elle n’a pas beaucoup d’albums, mais elle avait de la présence sur scène. Elle avait du talent», témoigne encore Guissé Pène.
Pour lui, l’absence de Ndèye Diarra Guèye, due à sa longue maladie, a eu beaucoup d’impact sur sa carrière. Pourtant, insiste M. Pène, «elle a su combler le vide que le décès de la grande diva du tassu, Aby Gana, avait laissé». «Elle avait relevé le défi. Malgré sa maladie, elle s’est vraiment battue. Malheu­reusement, Dieu en a décidé autrement», dit-il, précisant qu’«un de ses frères que l’on connaît très bien, El Guèye, (chanteur), Ndella Xalasse (chanteuse), tous se sont révélés grâce à elle». «Elle a fait en sorte que son fils Papis Niang d’Art bi management, au lieu de chanter, aille vers la réalisation», témoigne-t-il encore avec émotion. «C’est une grosse perte. Ce qui nous reste, c’est de prier pour elle et pour tous les artistes disparus», termine-t-il, réclamant que l’on accorde plus de considération aux artistes.

mfkebe@lequotidien.sn

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