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La crise scolaire est loin d’être résolue. Abdoulaye Ndoye, Secrétaire général du Cusems, exclut désormais de discuter avec Serigne Mbaye Thiam et demande au Président Sall d’intervenir avant qu’il ne soit «tard».

On est loin de sortir de la crise. Le Secrétaire général du Cusems, qui était hier à Mbour pour assister à l’Assemblée générale  des enseignants de ce département, est revenu sur les dernières négociations avec le gouvernement. Abdoulaye Ndoye est revenu sur la question de l’alignement de l’indemnité de logement, qui bloque les négociations. Il dit : «Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas répondu à nos attentes. L’aligne­ment de l’indemnité de logement, c’est une question d’équité et de justice sociale et je pense que le régime du Président  Macky Sall  ne peut pas faire moins que le régime du Président Abdoulaye Wade d’autant plus qu’en 2007, le Président Wade a reçu les enseignants, a pris des mesures fortes qui ont rassuré tout le Sénégal. Et également à l’image de ce qui s’est passé en Guinée où le Président Alpha Condé, après plusieurs semaines de grève, de tensions, a accepté de recevoir les enseignants et de discuter avec eux et de trouver des solutions aux problèmes de l’école en augmentant les salaires des enseignants à hauteur de 40%.» Selon le Secrétaire général du Cusems, l’alignement de l’indemnité de logement ne constitue pas l’unique point d’achoppement : il y a le protocole d’accord relatif a la création du corps des admistrateurs scolaires, la diligence des dossiers à la Fonction publique et de la rationalisation des effectifs, le renouveau du service public au reversement des  Meps dans le corps de professeurs de collèges et le paiement des rappels et des prêts Dmc. Interpellant le gouvernement sur les actions à entreprendre pour régler cette crise, le Secrétaire général  du Cusems rappelle qu’aujourd’hui il ne s’agit pas de négocier ou de discuter : «Il s’agit d’appliquer des accords, ce que nous attendons. Maintenant, le point d’achoppement, c’est l’alignement de l’indemnité de logement. Si le gouvernement peut donner aux épouses des ambassadeurs 500 mille francs Cfa, dès lors que le gouvernement peut se payer un palais qui va  coûter des dizaines de milliards, je crois que le gouvernement  doit être en mesure de financer l’école où se trouve l’avenir du pays.»
Revenant sur la rencontre avec le Premier ministre, Abdoulaye Ndoye l’a qualifiée d’échec total. D‘ ailleurs, il a précisé que le divorce est consommé entre Serigne Mbaye Thiam et les ensei­gnants. Pourquoi ? «Il a atteint ses limites, d’ailleurs le Premier ministre a dit que pour les prochaines rencontres, il va les présider. Comme ce qui s’est passé en Guinée et ailleurs, le président de la République doit monter au créneau parce que la crise est complexe, elle est devenue très difficile et seul le Président peut apporter des réponses par rapport à cette crise. Le ministre de l’Education nationale ne peut plus être notre interlocuteur parce qu’il a atteint ses limites et c’est le Président qui doit régler cette crise car il ne peut pas faire moins que Me Wade», insiste le Sg du Cusems. Lequel annonce la poursuite de leur plan d’actions et l’organisation d’une marche nationale le 12 avril prochain à Ziguinchor.
abciss@lequotidien.sn

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