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La 11ème conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) sera très attendue. En effet, un accord sur la subvention aux pêcheries est annoncé après les échecs de Hong Kong 2005 et Nairobi 2015, Buenos Aires 2017 est la dernière date avant 2020. Le moment butoir fixé par l’agenda des Odd.

A quelques semaines de la 11ème conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), le Sénégal, point focal du groupe des pays les moins avancés, peaufine les derniers réglages en vue de faire des propositions sur la subvention aux pêcheries susceptibles d’être consensuelles tout en défendant les intérêts du pays. C’est dans ce contexte qu’un atelier d’harmonisation des positions de négociations du Sénégal a été organisé hier, par la Direction du commerce extérieur. De cette rencontre, l’on retient que l’idée d’harmoniser les subventions aux pêcheries est née lors de la Conférence de Doha en 2001. L’état des pêcheries mondial est arrivé à un niveau où les principaux stocks sont soit pleinement exploités ou surexploités. Les Etats se sont rendu compte que le mobile de cette surexploitation est la demande. Pour satisfaire cette demande, beaucoup d’Etats subventionnent des privés pour leur permettre d’être rentables. Cette subvention est arrivée à un niveau de surexploitation. La conférence ministérielle de Doha en 2001 a demandé aux ministres de gérer les subventions de manière durable tout en tenant compte de la spécificité des Pays moins avancés (Pma). D’après les explications de Pape Gora Ndiaye,  le directeur exécutif du réseau des politiques de pêche en Afrique de l’Ouest, Hong Kong 2005 et Nairobi 2015 n’ont pas su décrocher un accord sur la question. C’est pourquoi Buenos Aires 2017 revêt un enjeu capital, car hormis l’urgence de régler le problème de la surexploitation, la subvention des pêcheries fait partie des Objectifs de développement durable (Odd). Ainsi l’équipe que le Sénégal va envoyer en Argentine aura principalement, la mission de proposer des pistes de réflexion qui «tournent essentiellement, sur les prohibitions, les définitions des formes de pêche, définition d’un stock, la surpêche, une surcapacité de pêche. Si la définition et son champ d’application sont relevés, il va falloir relever le défi sur les interdictions ainsi que le traitement spécial différencié ; les dérogations accordées aux pays moins avancés par rapport à la mise en œuvre de l’Accord et les périodes nécessaires de transition pour les Pma pour se conformer à cet accord». Selon Pape Gora Ndiaye, le Sénégal va demander de manière plus concrète, «l’interdiction de subventionner les navires qui pratiquent la pêche illégale non déclarée et non réglementée et celle accordée aux navires qui pêchent des ressources surexploitées». Mais aussi le pays essayera d’avoir une dérogation sur toutes ses formes aux navires de pêche dans leurs zones exclusivement économiques.
 mgaye@lequotidien.sn

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