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Un investissement humain piloté par le ministère du Tourisme et des transports aériens a eu lieu le week-end pour débarrasser le Lac rose de ses dépôts sauvages. Trois mois plus tôt, une action similaire de l’Ucg avait été déroulée. Ce qui plonge le site dans un cycle perpétuel de journées de nettoyage qui ne résolvent pas le casse-tête de la gestion des ordures.

Avec le slogan «un Lac rose propre pour un tourisme sain» floqué sur leurs tee-shirts, habitants de Niagues, acteurs touristiques, vendeurs du marché se sont donnés à fond dans la matinée de samedi pour donner un meilleur visage aux alentours du Lac rose, véritable dépotoir des déchets ménagers. «Lors de sa visite du mois passé, le ministre du Tourisme et des trans­ports aériens Maïmouna Ndoye Seck avait personnellement constaté que les alentours du lac étaient très sales et que par conséquent elle allait dérouler des actions pour rendre le site beaucoup plus attrayant. Cette journée d’investissement hu­main est la première de ces actions qu’elle avait promises», a expliqué, parlant de cette journée, Amadou Bocoum Diouf, président du Syndicat d’initiatives du tourisme du Lac rose.  «L’Etat, comprenant sa mis­sion, a bien voulu venir initier des activités de cette nature avec des moyens conséquents pour mener cette journée d’investissement», a témoigné Abdoulaye Ndiaye, conseiller technique au ministère du Tourisme, soulignant sur la lancée l’effet néfaste de ces déchets sur la promotion du touris­me. «L’insalubrité combinée à certains facteurs exogènes ne peut être que d’un impact négatif pour le tourisme», a-t-il soutenu à cet effet. Venue en renfort, l’Unité de coordination et de gestion (Ucg) a mobilisé 20 éléments, une tasseuse et une pelle mécanique, tel que l’a fait savoir Mamadou Bâ, chef du secteur territorial des 4 C. Parlant des dépôts sauvages qui se sont accumulés aux abords du lac, le responsable d’indexer «le comportement des populations». «Il y a juste trois mois, on avait mené une opération mécanisée sur le site et voyez par vous-même l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui», a-t-il regretté. Toujours à l’en croire le camion de ramassage des ordures fait «trois descentes par semaine», ce malgré quoi les populations continuent de déverser les déchets aux alentours du lac. Pour autant, assure-t-il, la mise en place d’un dispositif de suivi. «Il nous est difficile de garder les ordures dans nos maisons pendant des jours sans voir le camion de ramassage», s’est défendu pour sa part Adji Ndoye, habitant du village. Pour elle, le ramassage doit se faire «de manière quotidienne et non par intervalles de 3 ou 4 jours».  Du coté de la mairie de Tivaouane Peul Niagues, notamment par la voix du conseiller Maguette Ndiour parlant au nom de l’autorité, promesse a été faite de «mettre en place des poubelles pour que pareille situation ne se reproduise plus». D’autres facteurs bloquants au tourisme local ont aussi été soulevés par les populations, notamment l’insécurité qui règne sur le village ainsi que le problème d’éclairage public qui en est la principale cause.
abndiaye@lequotidien.sn

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