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Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), en partenariat avec les ministères de la Santé, de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfant, a lancé depuis le 17 janvier une campagne en faveur de la planification familiale, de la promotion de scolarisation et du maintien des filles à l’école, qui va se poursuivre jusqu’au 30 janvier prochain. Cette campagne se déroule dans la région de Maradi (600km au sud de Nia­mey/Niger) et est également axée sur le dépistage des cancers génitaux féminins et des fistules. La cérémonie de lancement a eu lieu avant-hier en présence de la Première dame Dr Lalla Malika Issoufou, des élus locaux, des réseaux de jeunes, des associations de femmes, mais également des partenaires au développement, notamment l’Union européenne et la coordinatrice des Nations unies, renseigne le communiqué.
Cette campagne vise à «renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre, les Ist/Vih/Sida, mais également le maintien des filles à l’école», note l’Unfpa. Avant de poursuivre que la campagne se déroule dans huit départements de la région et se décline comme suit : les neufs districts de la zone vont abriter les sessions de formation avec l’appui des sages-femmes et des gynécologues. Un dispositif de cliniques mobiles va être installé dans les zones ne disposant pas de services sanitaires. Les acteurs religieux vont sensibiliser et favoriser des discussions sur la santé de la reproduction dans les places publiques et les écoles coraniques.
Il faut noter que ce programme s’explique par de nombreuses difficultés que vivent les populations de Maradi et du pays en général. Selon l’Unfpa, le Niger est l’un des pays qui ont le plus fort taux de croissance démographique. Les moins de 15 ans représentent plus de la moitié de la population totale, soit 51,7%. La forte proportion de mariages d’enfants, dont 28% sont mariées avant 15 ans et 76% le sont avant 18 ans, mais également la faible utilisation du planning familial, explique l’organisation. Cette évolution démographique s’effectue dans un contexte socioéconomique difficile, caractérisé par une insécurité grandissante liée à l’avènement de Boko haram «ayant occasionné depuis 2015 une crise humanitaire sans précèdent dans la région de Diffa. Cette crise affecte de nombreuses personnes parmi lesquelles les adolescents (es) et les femmes, les privant leurs droits, notamment le droit à un meilleur état de santé», note le Fonds des Nations unies pour la population.
Stagiaire

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