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Mgr Benjamin Ndiaye.

L’archevêque de Dakar Benjamin Ndiaye a présidé la messe de minuit célébrant la naissance de Jésus. Un sauveur que le chef de l’Eglise du Sénégal identifie à travers trois images, à savoir : la voie, la vie et la lumière.

C’était un cours théologique. «Un enfant nous est né, un sauveur nous est donné.» C’est tout le sens de la célébration eucharistique de la fête de Noël célébrée hier par l’ensemble des  chrétiens du monde. Cette naissance d’Emmanuel, c’est-à-dire Dieu avec nous, revêt, selon Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui a présidé la messe de minuit trois images. Revenant sur le sens de cette naissance, l’archevêque de Dakar a, dans un premier temps, identifié Jésus à la voie qui fait penser à l’image de l’échelle dans le cycle biblique du patriarche Jacob. En fait, au cours d’une vision, Jacob avait vu sur terre une échelle dressée et dont le sommet touchait le ciel. Des anges de Dieu y montaient et descendaient.  En plus, cette révélation, rappelle le prélat, disait : Jacob avait reçu la promesse que la terre sur laquelle il est couché lui sera donnée en héritage ainsi qu’à sa descendance. Pour le guide de l’Eglise du Sénégal, cette échelle établit le lien  entre le ciel et la terre et les anges qui y montent et descendent  qui sont comme des agents de liaison  entre l’homme et Dieu, entre le Ciel et la terre. Jésus, apprend-il, va s’approprier ce signe de l’échelle au début de son ministère public. «En vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre», a-t-il dit quand il rencontre Nathaniel. Ainsi, pour Mgr Benjamin Ndiaye, «la communication entre la terre et le Ciel est établie  par Jésus, le verbe de Dieu incarné». C’est à partir de la naissance de Jésus, poursuit-il, que l’échelle qui relie la terre et le ciel est dressée à Bethleem.
L’archevêque de Dakar identifie en outre Jésus  à la vérité. «Le Peuple de Dieu qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière», dit-il. Cet extrait du livre d’Isaïe l’amène à se demander de quelle lumière, s’agit-il. Car le contexte de cette annonce prophétique, souligne-t-il, est marqué par des menaces guerrières venant de l’empire assyrien au point que le roi de Juda en était bouleversé. Mais, devant sa panique, Dieu va faire entrevoir au prophète Isaïe une issue heureuse avec la naissance annoncée d’Ezéchias, qui succédera efficacement à son père Achas. «Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel», a prophétisé Isaïe. Cet oracle a trouvé son accomplissement dans la naissance du sauveur Jésus Christ, ajoute Mgr Ndiaye. Selon lui, «la venue de Jésus est l’avènement de la lumière  divine  qui éclaire la nuit des hommes et leur donne la paix de Dieu» qui nous libère de toute peur et de tout obscurantisme. Enfin, Monseigneur Benjamin Ndiaye identifie Jésus à la vie. «En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes»,  a-t-il cité le prologue de Saint-Jean. Pour bénéficier de cette vie divine, lumineuse et pour que notre vie chrétienne soit fructueuse,  il nous faut rester attacher au Christ,  avertit-il.  Car comme il nous donne lui-même l’instruction «celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là produira du fruit en abondance car, en dehors de moi, vous ne pourrez rien faire (cf Jn 15/ 1-8)». Pour finir, le guide de l’Eglise du Sénégal a prié pour le pays et ses dirigeants, mais surtout pour les enfants afin qu’ils soient habités par la lumière de l’Emmanuel.

justin@lequotidien.sn

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