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La nomination d’un secrétaire d’Etat auprès du ministre des Infrastructures chargé du Réseau ferroviaire à la place d’un ministre chargé du Dévelop­pement du Réseau ferroviaire suscite l’espoir chez les cheminots de Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf). Selon le cheminot permanent traction, Daha Kanté, le maire de Koungheul nommé à ce poste est un homme du sérail. «Nous avons de l’espoir, parce que nous connaissons Mayacine Camara. Il est de Koungheul et, de surcroit, fils de cheminot. C’est quelqu’un donc de bien placé pour connaître les difficultés de la société ferroviaire (Dbf). Il n’a pas droit pas l’erreur s’il veut réussir», estime M. Kanté. L’idéal serait d’abord, selon le syndicaliste membre du Syndicat unique des travailleurs de Dbf (Sutrail), «d’inviter les cheminots en activités autour d’une table pour une discussion approfondie avec eux». Parce que de l’avis de M. Kanté, «on ne peut refaire le chemin de fer sans les travailleurs du rail». Ensuite, invite-t-il, l’ancien coordinateur de la Direction de la planification et des politiques économiques (Dppe) au ministère de l’Economie, des finances et du plan, à procéder au «nettoyage» du cabinet ferroviaire, lequel serait digne d’un «vigoureux coup de balai». Et d’étayer sa conviction par le fait que «toutes les personnes qui travaillaient autour du ministre délégué Abdou Ndéné Sall ont fait faux bond. Ce ne sont pas des cheminots qui ont de l’expertise ferroviaire». M. Kanté reste d’autant plus ferme dans sa position qu’il conseille même à Mayacine Camara de mener des «enquêtes de moralité» sur toutes les personnes qui sont dans ce cabinet de Abdou Ndéné Sall. A l’en croire, «ils sont là-bas depuis plus de 10, voire 15 ans. C’est pour cela qu’ils n’avaient pas bien conseillé l’ancien ministre, ce qui l’a conduit à l’échec. Et nous ne souhaitons vraiment pas cela à Mayacine Camara dans sa nouvelle mission». Par contre, lui et ses camarades demandent au tout nouveau secrétaire d’Etat auprès du ministre des In­frastructures chargé du Réseau ferroviaire de s’appuyer sur le nouveau Plan d’actions d’urgence pour la reprise des activités de la société ferroviaire, presque à l’arrêt, tracé par l’Adminis­trateur de Dbf, Kibily Touré, pour relancer l’entreprise. Il remarque que «quand on avait suffisamment de locomotives, chaque fin de mois, on faisait un chiffre d’affaires de 4 à 5 milliards de francs Cfa. Si on refait donc certains points critiques de la voie ferrée et qu’on réhabilite certaines locomotives, on pourra s’en sortir». Surtout que, fera-t-il noter, «l’Adminis­trateur général a eu un partenariat avec une société sud-africaine, avec qui on est en train de négocier une location bail de 12 locomotives». Et de penser que «si le partenariat est signé avec 12 locomotives, le nombre de trains dont nous avons voulu pourra être réalisé».

nfniang@lequotidien.sn

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