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A l’examen des candidatures à la Présiden­tielle qui s’est déroulé au Conseil constitutionnel, l’on savait déjà que le candidat Karim Wade a été éliminé par, entre autres pièces, la mention «personne non inscrite sur le fichier electoral». Mais on ne savait pas que Mous­tapha Mbacké Diop aussi était dans le même cas.

A l’image d’un examen d’études, on aurait dit que tel candidat a obtenu telle Mention. C’est ce qui arrive pourtant à Karim Wade et Moustapha Mbacké Diop dont les candidatures ont été déclarées irrecevables par le Conseil constitutionnel. Et donc le fils de l’ancien Président n’est pas le seul à avoir été écarté pour, entre autres, non inscription sur les listes électorales. A lire le considérant 103 de la decision du Conseil constitutionnel arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019, le candidat de la Coalition Mbacké Diop Challenged a été éliminé aussi parce que la photocopie légalisée de la carte d’identité biométrique Cedeao qu’il a produite «comporte la mention “personne non inscrite sur le fichier electoral” et ne peut de ce fait tenir lieu de carte d’identité biométrique faisant office de carte d’électeur». Et les 7 “Sages” en déduisent que «la déclaration de candidature de Moustapha Mbacké Diop ne comporte pas le numéro de la carte d’électeur, mention exigée par l’article L.115 du Code électoral ; qu’en l’absence de cette mention, la déclaration de candidature n’est pas valable, et l’acte déposé par le mandataire de la coalition Mbacké Diop Challenged ne peut, dès lors, produire les effets d’une déclaration de candidature». Mais pourquoi cette mention «personne non inscrite sur le fichier électoral» concernant ce professeur consultant ?
Pour Wade-fils aussi, le Conseil considère «qu’il a certes présenté une photocopie légalisée de la carte d’identité biométrique Cedeao, mais que la carte dont la photocopie est produite comporte la mention ‘’personne non inscrite sur le fichier électoral’’ et, de ce fait, ne peut tenir lieu de carte d’identité biométrique faisant office de carte d’électeur». Et d’ajouter : «Considérant, par ailleurs, que la déclaration de candidature de Karim Meïssa Wade ne comporte pas le numéro de la carte d’électeur, mention exigée par l’article L.115 du Code électoral ; qu’en l’absence dans le dossier de toute autre mention permettant de déterminer ce numéro, la déclaration de candidature n’est pas valable et l’acte déposé par le mandataire de la coalition «Karim Président 2019» ne peut, par conséquent, produire les effets d’une déclaration de candidature.»
Le pouvoir tient là un argument de taille pour faire tomber l’argument de la volonté d’éliminer un adversaire. Mais surtout, comme il a eu à le dire très souvent, que Karim est un citoyen comme les autres et qu’il y a d’autres Sénégalais dont l’inscription a été rejetée pour les mêmes raisons ou pour d’autres.
hamath@lequotidien.sn

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