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Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, section Ucad, réclame son dû à l’Admi­nistration. Ces enseignants-chercheurs dénoncent «la mauvaise foi» de l’Etat et demandent à leurs camarades de boycotter les examens.

La coordination Saes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar part déjà au combat. Las d’attendre, ces professeurs réclament leur dû et menacent de perturber le déroulement normal des enseignements si les autorités de tutelle ne réagissent pas. Le motif de leur combat est le non-paiement des sommes du premier et second semestre. Ils pointent du doigt l’Adminis­tration qui, selon eux, n’a pas respecté sa parole malgré les délais supplémentaires. Ledit syndicat demande à ses militants le «boycott des examens jusqu’au paiement des sommes dues ainsi que la rétention des copies». Le Saes soutient que l’Etat est dans les dispositions de rendre vains les sacrifices consentis pour pouvoir terminer l’année en cours et commencer la nouvelle le plus tôt possible afin de retrouver un rythme académique normal. Des «sacrifices titanesques qui ont permis à l’Ucad de commencer à voir le bout du tunnel, car cette année, pour la première fois depuis belle lurette, les sessions de remplacement (communément ap­pe­lées session d’octobre) vont se dérouler au mois d’octobre». Ces enseignants-chercheurs qui se sentent «déçus, indignés, trahis, abusés et abandonnés» avouent ne plus avoir le cœur à l’ouvrage. Pour eux, les sacrifices qu’ils ont consentis n’en valent pas la peine, car les autorités ne font pas de l’enseignement supérieur une priorité. Ils prennent à témoin l’opinion nationale de «l‘impact négatif de ce processus de démoralisation et ses ramifications sur la qualité de l’enseignement et de la recherche à l’Ucad». Ils demandent aussi à l’Etat de prendre ses responsabilités, car il est à l’origine de cette situation à cause de son «attitude méprisante».
Stagiaire

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