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Me Abdoulaye Wade n’a pas vu ses conditions satisfaites par le Président Macky Sall. Résultat : toute l’opposition va dialoguer avec Macky Sall ce matin sauf le Pds qui réclamait, entre autres, la révision du procès de Karim Wade et la libération de Khalifa Sall.

Alors que le Front de résistance nationale (Frn) sera de la partie, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a décidé de boycotter l’ouverture du dialogue national prévue ce matin au palais de la République. Comme il l’avait fait pour le lancement des concertations politiques par le ministre de l’Intérieur. Dans un communiqué, Me Abdoulaye Wade a justifié l’absence du parti libéral à ces concertations. «A la veille du démarrage des travaux, le Pds bien qu’étant invité, n’a encore reçu aucun écho de ses exigences. Ce qui conforte notre sentiment que Macky Sall persiste dans sa volonté de gestion solitaire du processus politique et des affaires électorales», a dénoncé le Secrétaire général du Pds.
Dans un communiqué daté du 9 mai 2018, les Libéraux avaient posé leurs conditions pour participer au dialogue. Il s’agit de la «libération immédiate de Khalifa Sall et par la révision du procès de Karim Wade, en application des décisions de justice internationale condamnant l’Etat du Sénégal, notamment celle du Comité des droits de l’Homme des Nations unies qui prescrit cette révision». L’acceptation par le président de la République de nommer une personnalité indépendante n’a pas fait fléchir Me Abdoulaye Wade et ses «frères». Cette décision n’est pas surprenante. Lors d’une réunion des leaders du Frn, le 8 mai dernier au siège de Bokk gis gis, Oumar Sarr avait assuré que le Pds allait participer au dialogue. Du moins qu’il fera le déplacement à Ngor Diarama face au ministre de l’Intérieur dans le cadre de la première rencontre sur la validation des termes de référence. Quelques heures plus tard, le Pds décide de boycotter en posant des conditions.
Aujourd’hui que le Frn participe au dialogue, le parti libéral se retrouve seul au monde. Pourtant, Oumar Sarr avait profité du dialogue national du 28 mai 2016 pour plaider la libération de Karim Wade. La suite est connue de tous… Aly Ngouille Ndiaye, lui, avait réagi à ce boycott en avertissant : «Si vous ne participez pas, vos préoccupations ne seront pas prises en compte, elles ne seront pas défendues.»

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