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En grève depuis des mois pour exiger l’application des accords signés en 2014, l’intersyndicale «And Gueusseum» va entamer un nouveau plan d’actions cette semaine. Joint par téléphone hier, le secrétaire général du Sutsas, membre de cette unité d’actions, informe qu’ils seront en grève aujourd’hui et mercredi.

La coalition syndicale Sutsas/Sudtm And Gueusseum va durcir le ton cette semaine pour amener le gouvernement à respecter ses accords. Ces syndicats qui regroupent des travailleurs de la santé qui étaient en tournée de mobilisation ce week-end dans les régions de Kaolack et Fatick seront en grève aujourd’hui et demain. Joint par téléphone hier, Mballo Dia Thiam, secrétaire général du Sutsas et membre d’And Gueusseum, informe que ce mouvement de grève sera observé sur l’étendue du territoire national avec le respect des urgences et du service minimum. Ce énième plan d’actions de ces travailleurs de la santé entre dans le cadre de la lutte pour l’application des accords résiduels comme le régime indemnitaire signés avec le gouvernement depuis 2014. Le secrétaire général du Sutsas fustige l’attitude du gouvernement qui fait «du deux poids deux mesures» en accordant une indemnité de représentation médicale aux médecins, et aussi de décider porter leur âge de retraite à 65 ans. Pour le syndicaliste, ils n’ont pas compris que cela soit valable seulement pour une catégorie de travailleurs. «Ceci doit être valable pour les autres travailleurs de la santé. Il y a là une tentative de diviser les travailleurs de la santé et un traitement discriminatoire», a-t-il déploré. Dans la même veine, M. Thiam informe aussi que le gouvernement n’a toujours pas réagi à leurs revendications, en dehors des rencontres sectorielles qui sont tenues.
Le syndicaliste rappelle que les arriérés de salaires des agents de la Jica ne sont pas toujours payés alors que le Premier ministre avait promis que les virements allaient être effectués. Le secrétaire général du Sutsas trouve inadmissible l’attitude du gouvernement qui fait des propositions à d’autres corps sur le régime indemnitaire en laissant en rade les travailleurs de la santé. D’après Mballo Dia Thiam, c’est le gouvernement qui crée les conditions de la confrontation.
Très remontés contre les autorités du pays, les membres de cette organisation menacent de durcir la lutte. D’après Mballo Dia Thiam, si rien n’est fait jusqu’au 31 avril, ils vont procéder à la rétention de l’information sanitaire.
dkane@lequotidien.sn

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