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A cause d’une plateforme revendicative vieille de plusieurs années, le Pats de l’Ucad menace de paralyser le fonctionnement de l’université après les élections de représentativité prévues le 30 mai prochain.

L’administration de l’Univer­sité Cheikh Anta Diop (Ucad)  risque d’être paralysée après les élections de représentativité des Centrales syndicales prévues le 30 mai prochain. C’est en tout cas la menace brandie hier par le Personnel administratif, technique et des services (Pats) affilié au Syndicat des travailleurs des établissements scolaires et universitaires (Stesu). Ces travailleurs promettent de descendre dans la rue si toutefois leur plateforme revendicative n’est pas satisfaite. François Babacar Diop,  secrétaire général du Stesu, explique : «Nous avons déposé depuis le 9 février  dernier  sur la table du ministre de l’Enseignement supérieur, une plateforme qui tourne autour de 16 points. Après la grève des enseignants et des étudiants, nous n’avons pas voulu en rajouter en privilégiant le dialogue. Aujourd’hui rien n’est fait. C’est un manque de respect de l’Etat à l’endroit du personnel administratif, technique et des services. On nous oppose l’indifférence. On est en train de s’organiser en intersyndicale pour engager le combat pour règlement définitif de notre problème.»
Parmi les 16 points contenus dans cette plateforme revendicative, il y a la revalorisation des pensions à la retraite par un  «relèvement  de la prime administrative spéciale à 150 mille francs et son introduction dans l’indice de base», la généralisation de l’indemnité de logement et l’intégration des services de sécurité et de garde dans le corps des Pats. «Depuis 2000, les syndicats des travailleurs avaient obtenu du gouvernement, un statut qui a permis de travailler dans d’excellentes conditions. Comme vous le savez, le statut doit durer cinq ans au bout desquels il doit être renouvelé. Il y a un certain nombre de catégories de travailleurs qui n’ont pas été prises en compte dans ce qui est fait dans les universités. C’est pourquoi nous demandons depuis 2007 sa révision», fait remarquer François Babacar Diop.

ambodji@lequotidien.sn

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