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L’Union des groupements féminins pour le développement de Notto-Diobass, (Ugdn) et And Défar Diobass sont en conclave. Une session de formation de six jours initiée par ces dits groupements féminins en relation avec l’Office national de formation professionnelle (Onfp). Il s’agit, en effet, avec cette dite formation de mieux outiller les femmes de Notto Diobass sur la gestion des organisations et le leadership. Selon, Tahibou Diatta, coach-formateur et opérateur au niveau de l’Onfp, la formation va s’appesantir sur la gestion de manière générale notamment le management, le marketing, le leadership et la dynamique de groupe. Car indique-t-il, «ce sont des femmes de Groupements d’intérêts économiques (Gie), qui sont appelées à gérer des individualités et des membres avec leur connaissance, compétence, attitude et attente qui diffère d’un individu à un autre. Dès lors, on a besoin de connaître les différents types de personnalité pour mieux insuffler une dynamique de groupe pour aller vers l’essentiel c’est-à-dire un bon chiffre d’affaires». Aussi et de poursuivre M. Diatta, la formation sur la gestion va leur permettre de connaitre les b-a-ba de la comptabilité et de la finance. Egalement les échanges entre les banques et leurs structures et les opérations de manière générale mais surtout le respect des principes de gestion. Le thème du marketing  sera aussi abordé, d’après le coach-formateur et opérateur à l’Onfp, M. Tahibou Diatta, durant ces six jours de formation pour permettre aux femmes de bien vendre leurs produits en s’appuyant sur le marketing mix avec les 4 P : produit, place, promotion et prix. Sans compter, une séance sur le système de ventilation de l’information parce que, dit-il, «tout le monde sait qui détient l’information détient le pouvoir, mais qui manipule mieux l’information facilite la fluidité et une bonne gestion d’une structure. Aussi bien la gestion de l’information au niveau interne et des structures qu’au niveau externe avec le macro-environnement»…entre autres thèmes qui seront développés.
Le sous-préfet de l’arrondissement de Notto, Oumou Diamanka, indique pour sa part qu’il est important que «l’on puisse renforcer les capacités des dames surtout en matière gestionnaire et de leadership parce que nous pensons que pour réussir un développement il faut que les acteurs qui sont au premier plan à savoir les femmes puissent avoir tous les outils nécessaires pour pouvoir contribuer au développement au niveau de certaines instances qu’elles intègrent comme les conseils municipaux et départementaux. Aussi d’autres structures comme les comités de santé ou d’autres entreprises». Ainsi pense-t-elle, que si «les femmes capitalisent une certaine expérience et que l’on mette à leur disposition des outils comptables et qui leur permettent de mettre en exergue ce leadership qu’elles ont eu à montrer, nous pensons qu’elles peuvent réussir beaucoup de missions et contribuer à l’impulsion du développement au niveau de Notto Diobass». D’autant, indique le Sous-préfet de l’arrondissement, «on a des projets d’envergure comme le Domaine agricole communautaire (Dac) et l’Anida qui sont déjà implantés au niveau de l’arrondissement. Ce serait bon que les femmes puissent les intégrer à travers les outils qu’elles auront au niveau de cet atelier pour pouvoir les exercer au service des populations».
Ndèye Fatou Ndiaye, présidente de l’Union des groupements féminins pour le développement de Notto Diobass (Ugdn), a plaidé, quant à elle, à l’exportation de leurs produits transformés. Parce que, confie-t-elle, «on transforme les produits, mais la commercialisation pose problème. On ne peut vendre que dans le terroir».

nfniang@lequotidien.sn

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