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Abdoulaye Bibi Baldé.

Adopté depuis le 7 juin 2017 par l’Assemblée nationale, le nouveau Code de la presse reste suspendu à la rédaction des décrets d’application. Et cet exercice est dans sa «dernière phase», selon le ministre de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique. Abdoulaye Bibi Baldé, qui présidait hier le panel de la Coordination des associations de presse (Cap), a indiqué que le comité en charge de ces textes va proposer des avant-projets de décret et d’arrêté à l’issue d’un atelier de validation prévu la semaine prochaine à Saly.
Cependant, le ministre informe avoir donné des instructions pour que certaines dispositions du Code de la presse soient appliquées «rapidement avant la finalisation des décrets et arrêtés en cours». A ce propos, annonce-t-il, la commission de la carte nationale de presse sera «bientôt» installée. «Cette instance, qui aura à sa tête des professionnels des médias, fera également office de commission de validation des acquis de l’expérience», signale M. Baldé durant cette rencontre célébrant la Journée internationale de la liberté de la presse. Pour lui, l’avenir des journalistes après le vote du Code de la presse s’annonce «prometteur» parce que «les acteurs disposent d’un texte de loi adapté à l’évolution du secteur».
En outre, cette nouvelle loi promeut l’existence d’un Fonds d’appui et développement de la presse dont la mission principale est de soutenir les entreprises de presse du public et du privé. Devant Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), Mame Less Camara affiche ses réverses : «Il me semble que le patronat de la presse privée a négocié avec une efficacité telle qu’à lire le Code de la presse parfois, on a l’impression que c’est un business plein à leur profit. Les journalistes ne sont pas explicitement impliqués comme bénéficiaires possibles.» Aux yeux de ce formateur au Cesti, «on dirait que ce fonds d’aide est orienté vers ceux qui ont un capital à investir ou qui détiennent déjà des titres dans des médias actuellement en vigueur.»
bgdiop@lequotidien.sn

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