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Le chanteur Bernard Cissa compte populariser le gospel à travers un nouveau concept dénommé Sénégospel. Il s’agit pour lui de s’inspirer des cultures locales. L’artiste a présenté ce mercredi son single «Yessu» en prélude à la sortie de son album.

Le gospel est un genre musical assez particulier, pas très connu du public sénégalais, mais Bernard  Cissa a plus d’un tour dans son sac. Cet artiste hors pair met à profit ses qualités pour asseoir un projet qui se veut un miroir de la culture sénégalaise : Sénégospel. Selon lui, ce concept authentique permettra d’élargir le public restreint du gospel jusque-là composé seulement de catholiques, d’évangéliques et de protestants. Il s’agit du gospel avec une forte dose de sonorités locales. Cette mayonnaise donne un gospel à la sénégalaise. Par ailleurs, pour Cissa, c’est une façon «d’honorer la culture sénégalaise». Ainsi, l’artiste est déterminé à jouer sa partition de la plus belle des manières pour populariser un peu son style. Il a invité la presse avant-hier pour un show case et une séance d’écoute de son single titré Yessu en prélude à la sortie de son album. Un clip rythmé et riche en couleurs où Cissa chante son amour et son attachement à Jésus Christ.  A travers Yessu (jésus), le chanteur magnifie la beauté de la diversité religieuse au Séné­gal. «Nous vivons le dialogue islamo-chrétien d’une façon naturelle. On est tellement ensemble qu’on ne peut pas faire la différence entre musulmans et chrétiens. Si quelque chose se passe chez le voisin, l’autre le ressent. Lorsqu’il y a eu l’histoire de Charlie à Paris, j’ai fait partie des gens que ça a choqués», a commenté l’artiste qui se définit comme étant un fervent défenseur du dialogue islamo-chrétien. Avant de pour­sui­vre : «Parce que  personne dans ce monde n’a le droit de jouer avec la foi d’autrui. La première chose à faire quand on est croyant, c’est de considérer la foi de l’autre. Et de comprendre que chacun de nous a le droit et la liberté de croire en quelque chose différemment de nous.»
Le public a agréablement apprécié de le voir chanter en jouant du piano. Cissa connait la musique sur le bout des doigts. Il touche à tout : Afropop, Mbalax, entre autres. D’ailleurs, le single qu’il vient de présenter a une forte dose de mbalax. «Cela ne signifie pas un changement de genre musical. Car chacun de mes albums a un concept qui lui est propre», a  précisé Cissa hier pour justifier la présence du Mbalax sur son single Yessu. Il prévoit un concert au Cices et une tournée nationale et internationale après la sortie de son album.
Stagiaire

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