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Thiès, zone de production maraîchère par excellence, est dotée d’un nouveau projet dénommé «Espace ndugu». Il s’agit, en effet, d’un marché de proximité initié dans la banlieue dakaroise et qui vient de s’étendre dans la région de Thiès. Le projet qui répond «aux besoins d’emplois au profit de la cellule jeune de la tranche d’âge de 18 à 35 ans», selon Ahmadou Kane, est mis en œuvre par Banlieue action, solidarité, immobilier, finance (Basif), en partenariat avec Enabel, dans le cadre du Parerba et Anpj sur financement de l’Imcec. «‘’Espace ndugu’’, est un projet de production et de valorisation des produits agricoles au niveau local. Il s’agit de tabliers conçus spécialement pour la conservation et la commercialisation des légumes dans de meilleures conditions d’hygiène», estime le directeur de Basif et promoteur du projet qui présidait la cérémonie de signature de contrat. Lequel indique : «Nous avons initié ce programme pour moderniser les tabliers qui sont dans les quartiers à travers un système de micro-franchise.» Mieux, les 49 jeunes ciblés dans les départements de Thiès et de Mbour «vont travailler dans le cadre d’un même label qui s’appelle ‘’Espace ndugu’’». Et cela, sans compter «l’utilisation de l’outil digital par les bénéficiaires». Selon le patron de Basif Ahmadou Kane, «c’est un projet tout à fait nouveau, une innovation que nous allons apporter».
A sa suite, Seynabou Oumar Kane Kébé, experte financement des entreprises et du secteur privé du Projet d’appui à la réduction de l’immigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba), mis en œuvre par l’Agence belge de développement (Enabel), estime que ledit partenariat avec Basif Sarl entre «dans le cadre plus global de nos projets d’insertion de jeunes à travers des entreprises agro-alimentaires». Parce qu’à l’en croire, «l’objectif principal du Parerba c’est la création de 6 000 emplois dans des filières agroalimentaires au bénéfice des jeunes dans le bassin arachidier d’ici juillet 2022 qui sera la fin du projet. Lequel emploi sera adossé à un niveau de revenu minimal de 50 mille francs Cfa par jeune inséré». Le projet qui va durer deux ans sera entièrement financé par les Institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (Imcec). Lesquelles institutions, par la voix de son directeur du Crédit des engagements, Lamine Dia, estiment avoir «une enveloppe conséquente pour gérer les besoins que nous allons analyser et évaluer». Pour dire, «pour le moment nous n’avons pas fixé de limites pour le financement du projet», car «nous sommes séduits par le dispositif mis en place. Déjà la cible ce sont les jeunes. Et il s’agit d’une cible prioritaire pour l’Imcec parce que leur financement occupe une bonne position dans ce que nous faisons. Ensuite, les jeunes sont sélectionnés, formés et encadrés».

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