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La nomination du nouveau ministre de l’Agriculture et du développement rural, Moussa Baldé, a suscité de l’espoir chez les petits exploitants agricoles du Fouladou. Pas seulement en sa qualité de fils de la région, mais aussi et surtout parce qu’il «s’agit d’un fils de paysan qui connaît les problèmes de l’agriculture familiale et qui a fait de brillants résultats à la direction générale de la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (Sodagri)». C’est l’appréciation faite par des cultivateurs de la commune de Vélingara et de celle de Kandia à l’ouest. Réunis en assemblée au domicile du délégué du quartier Thiankang de Vélingara, Amadou Diouldé Kandé, ils ont tenu à dire leur espoir que plus d’attention sera accordée aux petits exploitants. Le porte-parole du jour, Mahamadou Salif Diao, Pdg de l’entreprise agricole Diaocounda, a déclaré : «Nous avons l’espoir qu’avec ce ministre qui a fait ses preuves à la Sodagri, les problèmes qui plombent les activités agricoles des petits producteurs vont connaître des débuts de solutions.» Puis d’en lister quelques-unes : «Nous sommes confrontés à un manque de matériels agricoles lourds comme légers. Ici, le sol est lourd. On utilise les deux types de matériels selon la nature du sol du moment. Que l’on nous facilite l’accès aux financements, aux semences et aux matériels de l’Etat.» Et de donner l’assurance que si cela est fait, la lutte contre l’émigration irrégulière pourrait être remportée. Il renseigne : «La saison dernière, notre entreprise a cultivé plus de 300 ha en spéculations diverses sans un appui de l’Etat. Cette surface pourrait être multipliée à l’infini si nous sommes soutenus et le nombre d’employés va augmenter, diminuant le nombre de jeunes candidats à l’émigration.»
akamara@lequotidien.sn

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