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Le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, a installé hier mercredi Saïd Dia dans ses nouvelles fonctions de préfet du département de Vélingara en remplacement de Abdourah­mane Ndiaye appelé à servir l’Etat, dès ce jeudi, dans le département de Bounkiling en moyenne Casamance. Saïd Dia, ancien instituteur, breveté de l’Ena (Ecole nationale de magistrature) de la promotion 2002-2004, était en poste à Mbirkilane (Centre du pays) dont une forte délégation l’a accompagné au Fouladou. A l’endroit du préfet sortant, les orateurs n’ont pas tari d’éloges : «Intègre, disponible, courtois, pieux, rigoureux, à l’écoute de tous, respectueux des textes, etc.» Cette belle réputation de M. Ndiaye cache mal la prégnance de tous ces dossiers non vidés lors de son séjour de 3 ans et demi dans le Fouladou.
Le nouveau préfet va trouver empilés dans des chemises plusieurs dossiers, les uns plus sensibles que les autres. Il s’agit de la fermeture de la Grande mosquée de la commune de Vélingara par l’autorité administrative le 9 février 2018. Bientôt 2 ans, aucune démarche préfectorale n’a pu mettre d’accord toutes les parties qui veulent diriger les prières dans cette mosquée reconstruite, il y a quelques années, pour plus 400 millions de F Cfa. Pire, la communauté Dental Fouladou a déclaré avoir exclusivement un titre de propriété sur ce lieu de culte et entend en jouir pleinement. L’autre dossier reste la gestion foncière : les communes de Vélingara, de Kandia et de Pakour ont souvent fait l’objet d’arbitrage par le préfet sur des questions d’opportunités d’affectation ou sur l’identité des bénéficiaires de parcelles ou terres pour divers usages.
Dans le secteur de l’éducation, l’Etat n’a pas encore départagé l’inspecteur départemental et des enseignants qui, après avoir réussi à l’examen pratique du Cap (certificat d’aptitude professionnelle), ont appris que leur patron refuse de valider ces examens. Des marches et des boycotts des cours n’ont pas fait changer d’avis Amadou Lamine Wade.
Par ailleurs, l’été dernier, un contentieux sur la fermeture ou non du grand cimetière de la cité a failli déterrer la hache de guerre dans cette localité où 2 communautés se regardent en ennemis. Que dire du problème d’interdiction de sortie du Kan­kourang dans le territoire communal de Vélingara ? Le Kan­kourang est un masque mandingue, adopté par les peulhs, si adulé et si mythifié dans cette localité. Quid du trafic du bois vers la Gambie et du vol du bétail ? Vélingara est un département carrefour qui a des frontières communes avec 3 pays que sont les 2 Guinées au sud et la Gambie au nord.

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