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Chaque jour, nos politiciens nous présentent de nouvelles méthodes de transhumance. Ces derniers mois, plusieurs s’étaient spécialisés dans des mouvements de soutien après avoir quitté leur formation politique d’origine. Cela était pour eux un moyen moins indigne de partir en refusant de se voir affubler le qualificatif infamant de «transhumant». Qui, malgré tout, a continué à les poursuivre. Demandez à Aïssata Tall Sall, ceux qui en douteraient !
Le cas ATS nous donne d’ailleurs l’occasion d’invoquer une nouvelle manière de «rallier» sans se déclarer clairement. Cela a commencé à Bambey. Echaudée sans doute par l’accueil mortifère qui a entouré la déclaration de sa collègue député-maire de Podor de soutenir la candidature de celui qu’elle a combattu plus de 5 ans environ, Mme Aïda Mbodj, la présidente du Conseil départemental de Bambey, après en avoir été le maire, a préféré ne pas se prononcer en faveur d’un quelconque des 5 candidats. Mais tout le monde a compris qu’en refusant de déclarer son choix, elle dégageait quelque part le terrain au Président sortant qu’elle aurait souhaité rejoindre.
Et le cas vient de se reproduire à la Médina où, dans la même situation, le maire Bamba Fall a préféré se démarquer de son leader, Khalifa Sall, qui soutient Idy. Pour ne pas avoir à la faire, il a voulu se cacher derrière la diversité de sa «base» militante. Mais ce faisant, il a rompu la confiance qui le liait à ses partisans qui ont compris ses manœuvres d’approche en direction du «Macky». La clameur en faveur de Idy, qui a accompagné sa déclaration, était plus qu’éloquente. Bamba aura fort à faire pour reconquérir tous ses fidèles.
mgueye@lequotidien.sn

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