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Une semaine après la sortie de son nouvel album Terrou waar, Coumba Gawlo Seck l’a présenté au grand public hier. Terrou waar pour dire terroir en français, est un retour aux sources musicales dans lequel elle chante la richesse du patrimoine national et vante le brassage ethnique et culturel. Elle y met en valeur les chansons traditionnelles de différentes ethnies et dans les langues d’origine en mettant en lumière les instruments traditionnels qui sont menacés de disparition. Au total, plus de 7 langues ont été utilisées dans cet opus riche en sonorités. L’objectif visé est de faire connaître ces chansons et les ethnies qui existent au Sénégal. Mais aussi, de sortir ces communautés et leurs langues de l’ombre. «Je suis très fière quand il y a 3 jours de cela j’ai vu un tweet de Rfi magnifiant cet album qui est sorti ici en même temps que dans le monde entier parce qu’il est distribué sur 283 plateformes de téléchargement. Et nous sommes en partenariat avec beaucoup de chaînes internationales. C’est pour vous dire la dimension internationale de cet album», vante l’artiste. Elle explique qu’elle s’est inspirée de ses sorties sur le terrain au cours des deux dernières années dans le Sénégal des profondeurs avec les Nations unies pour réaliser ce produit. «Je me suis rendu compte combien notre folklore national était riche et combien le Sénégal des profondeurs avait cette chaleur humaine qui nous manquait dans la capitale. Parce que c’était un évènement quand j’arrivais chez eux», explique la reine du mbalax. Cela, avant d’ajouter qu’au-delà de cette chaleur humaine, c’étaient les musiques, les chansons et les rythmes, les danses qui étaient intéressants. «Soit ce sont des chansons chantées par les femmes pendant qu’elles pilaient le mil, ou qu’elles cuisinaient, ou celles des hommes quand ils étaient aux champs…», confirme-t-elle. Les morceaux qui composent l’album sont entre autres, Na (Ndlr : Maman), inspiré de la ville de Kédougou, elle y rend hommage aux mamans, Diombadio, Sunu Sénégal dans lequel, Coumba appelle à la paix…
De l’émotion il n’en manquait pas aussi lors de la séance d’écoute de ces sons. Car, le mor­ceau Tekk gui  pour traduire le silence, la désolation et la tristesse, mis en fond sonore a fait fondre en larmes la star planétaire, plongeant le public dans l’émotion et la tristesse. En effet, elle rend hommage à travers ce titre à son défunt père Laye Bamba Seck. «Au début j’étais très forte mais vraiment avec le recul quand je l’ai écouté j’ai fondu en larmes. C’est vrai que c’est très difficile car mon père a joué un rôle prépondérant dans ma carrière. Je peux dire que c’est lui qui m’a façonnée parce que tout en moi c’est lui. C’est lui qui m’a forgée», lance-t-elle après avoir essuyé ses larmes. Interpellée par ailleurs sur les comparaisons que l’on fait entre elle et Youssou Ndour, Coumba Gawlo dira: «Je fais mon travail de la manière la plus belle, la plus exigeante, sans chercher à me comparer à qui que ce soit. Mais il est clair qu’il arrive à un certain moment de la vie où on est leader, on ne peut pas le refuser et je fais partie des leaders.»
mfkebe@lequotidien.sn

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