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De son vrai nom Fatoumata Diarry Fall, Ridia Na vient de mettre sur le marché son premier album. Diesel qui compte 12 titres a été présenté ce jeudi au Mety’s Jazz. «Delta c’est l’embouchure, c’est le point ou plusieurs cours d’eau se déversent dans la mer. Et pour moi, Delta réunit styles de musique, différents thèmes et différentes sonorités. C’est vraiment un album qui est un mélange de différentes cultures africaines.» Face à la presse, l’artiste dont le nom résulte d’une association entre son nom Diarry et son pseudonyme de Niadié d’Afrique (Perle d’Afrique) a expliqué que le titre phare de l’album est un message à la jeunesse africaine. «Il ne faut plus que la jeunesse africaine attende. C’est à nous de reprendre le flambeau, de montrer notre engagement, notre désir de faire pour aller de l’avant.» Ridia Na ne met pas de gants quand il faut parler à la jeunesse du continent. «Il est temps de se libérer de toutes les palabres et d’aller vers l’action», dit-elle à une jeunesse «encore aliénée». «C’est chez soi qu’on est le mieux. L’Afrique a une jeunesse forte, des richesses, des croyances et du savoir-faire. Mais malheureusement, on préfère encore observer, parler, mais jamais aller à l’action.» Pour cette production, Ridia Na a collaboré avec de grands noms comme Matador et Mao Sidibé.
«Féministe et panafricaine» comme elle se définit, Ridia Na a aussi à cœur de défendre les intérêts des femmes. Des titres comme Ji gen ou Bet nga ma rendent hommage à la femme africaine, mais sont aussi un coup de gueule contre les violences que subissent ces dernières. «Les violences que subissent les femmes me révoltent», souligne la jeune chanteuse qui, en dehors de la scène, est responsable marketing dans une agence de communication. Cette indignation, Moustapha Diop qui dirige la plateforme de streaming Musik Bi et qui a collaboré avec l’artiste dans ce projet la ressent. Il estime ainsi que pour lutter contre les violences contre les femmes, il faut d’abord régler la question de la précarité. «C’est fondamentalement un problème économique et il faut créer les conditions pour qu’elles accèdent aux mêmes opportunités que les hommes», souligne M. Diop. «Pour moi, la femme est au centre de toute chose et certaines maltraitances qu’elle subit m’écœurent. Je n’ai que ma voix pour les défendre et véhiculer des messages, exprimer ce que les femmes veulent et je ne me lasserai pas de le faire», souligne Ridia Na qui prévoit dans quelques jours une rencontre avec ses inconditionnels pour leur présenter sa nouvelle réalisation.
Celle qui s’est donné le nom de Perle d’Afrique a taquiné la musique dès le jeune âge. C’est à 12 ans qu’elle commence à reprendre des chansons. C’est seulement après le Bac qu’elle décide d’évoluer professionnellement dans la musique. Ce nouvel album voit le jour après une série de singles lancés depuis par l’artiste toujours fidèle à un style world music et afro pop.

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