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C’est avec grâce et sérénité qu’Amy Faye, repérée lors du con­cours Elite, à Dakar, incarne la collection croisière 2017 de la célèbre maison française Balmain.
Trente ans après Katoucha (décédée en 2008), égérie d’Yves Saint Laurent dans les années 1980, le Sénégal a trouvé avec Amy Faye sa nouvelle princesse de la mode. Cette «new face» incarne aux côtés de trois top-modèles la collection croisière 2017 de la maison Balmain, transfigurée par le jeune mais ô combien salué Olivier Rous­teing, designer aux 4 mil­lions de followers sur Instagram.
Pour la carrière, débutée au Sénégal en 2010, de celle qui, il y a peu, courait les castings de la Fashion Week de Paris, c’est une consécration. Grâce, sérénité, classe… Dès ses débuts, Amy Faye, avec son mètre quatre-vingt, ne passe pas inaperçue. Elle est d’abord repérée lors du concours Elite à Dakar, qu’elle remporte et qui lui ouvre les portes de la finale internationale organisée à Shanghai. La même année, elle enlève le tremplin de la Dakar Fashion Week, créée par Adama Ndiaye.

Marathon
En 2013, le créateur nigérien Alphadi lui offre une nouvelle chance de briller, lors du Festival international de la mode africaine (Fima), à Niamey. Mais c’est un an plus tard, en participant au programme de télé-réalité Nouvelle Top, sur la chaîne africaine A+, qu’elle voit son horizon s’élargir. Arrivée en finale au côté d’une autre sénégalaise, Feuza Diouf, Amy est invitée à fouler le catwalk de la Black Fashion Week de Paris. «C’était mon premier défilé en Europe, et j’ai été marquée par le professionnalisme de l’organisation», se souvient-elle.
L’apprentie mannequin sollicite les agences parisiennes. Re­tenue par WM Models, elle participe aux castings de la Fashion Week qui, tel un marathon, s’enchaînent du matin au soir. «Il faut être prête physiquement et mentalement», prévient cette passionnée de volley-ball. Sélec­tionnée pour le défilé du designer américain Rick Owens, elle persévère jusqu’à ce qu’Oli­vier Rousteing la repère. Le directeur artistique de Bal­main doit notamment sa notoriété à une stratégie de communication fondée sur la promotion de la diversité. Il est l’un des rares à faire appel à des icônes de la culture pop pour représenter sa marque, Rihanna en tête. «J’étais honorée de faire partie de la «Balmain Army» d’Oli­vier, qui compte Joan Smalls, Jour­dan Dunn, Naomi Camp­bell, tous les grands top-modèles noirs», s’enthousiasme la jeune femme, fière de donner espoir aux mannequins africains en herbe.
Jeuneafrique.com

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