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L’Alliance pour le développement et l’amélioration des races (Adam) a salué samedi la généralisation et la criminalisation du vol de bétail récemment voté par l’Assemblée nationale. «Avec l’ancienne loi, il n’y a que ceux qui ont pour fonction éleveur qui étaient considérés comme victimes de vol de bétail. Lorsqu’une personne avec comme profession menuisier par exemple ou toute autre qualification était victime d’un vol de ses moutons, l’acte n’était pas considéré par la loi comme vol de bétail», a rappelé Abou Kane, président de l’Adam, considérant le fait comme «une faille de la loi» ; d’où son bonheur de voir les autorités procéder à une réparation au grand bonheur des éleveurs de «ladoum». «Avec la nouvelle modification, quiconque élève des moutons, que ce soit un menuisier, un ingénieur ou toute autre personne victime du vol de son mouton, le vol sera considéré par la loi comme vol de bétail et l’auteur encourt une peine allant de cinq à dix ans», s’est-il réjoui, saluant les efforts de l’Etat pour accompagner la filière. S’exprimant à l’occasion du Salon départemental de l’Adam qui se tient du 14 au 18 juillet au quartier des Hlm de Rufisque, le président de l’Adam a exhorté les autorités à un accompagnement pour l’accès au crédit. Pour Khadim Guèye, conseiller technique au ministère de l’Elevage et des productions animales, la vision de l’Etat va au-delà de ce simple fait. «Nous, ministère de l’Elevage, inscrivons cela dans un cadre plus global : le programme d’autosuffisance en moutons avec plusieurs axes», a soutenu M. Guèye, parlant du mouton comme «une denrée de première nécessité». L’objectif de ce programme est d’arriver à satisfaire la demande en moutons.
abndiaye@lequotidien.sn

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